Mercredi 18 juin 2008
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06:35
Parfois son beau regard triste
s'était évanoui.
Au plus obscur de tes songes,
il neige.
Et notre coeur où la détresse s'endort,
va déchirer les océans
dans les ruelles des désirs.
Je serai cette ombre sans double.
Tant de visages séparés
qui ne sont d'ici ni d'ailleurs...

Source : http://www.ville-arcachon.fr/upload/screenbg/coucher%20de%20soleil%20plage%20pereire.jpg
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Par Morgane
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Mardi 17 juin 2008
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13:44
C
ELLE a les cils allongés de mascara,
les joues qui brillent,
peau laquée,
pommettes rehaussées,
cheveux lustrés,
[ le glamour se travaille dans le détail ]
Marilyn MOnroe danse avec les étoiles . .
.
lien photo
*
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Par Tiphaine
1
Mardi 17 juin 2008
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08:59
Marine
Les chars d'argent et de cuivre,
Les proues d'acier et d'argent,
Battent l'écume,
Soulèvent les souches des ronces.
Les courants de la lande,
Et les ornières immenses du reflux,
Filent circulairement vers l'est,
Vers les piliers de la forêt,
Vers les fûts de la jetée,
Dont l'angle est heurté par des
tourbillons de lumière.
Arthur Rimbaud
(p.230)
Mouvement
Le mouvement de lacet sur la berge des chutes du fleuve,
Le gouffre à l'étambot,
La célérité de la rampe,
L'énorme passade du courant
Mènent par les lumières inouïes
Et la nouveauté chimique
Les voyageurs entourés des trombes du val
Et du strom.
Ce sont les conquérants du monde
Cherchant la fortune chimique personnelle,
Le sport et le confort voyagent avec eux;
Ils emmènent l'éducation
Des races, des classes et des bêtes, sur ce vaisseau
Repos et vertige
A la lumière diluvienne,
Aux terribles soirs d'étude.
Car de la causerie parmi les appareils, le sang, les fleurs, le feu, les bijoux,
Des comptes agités à ce bord fuyard,
- On voit, roulant comme une digue au-delà de la route hydraulique motrice,
Monstrueux, s'éclairant sans fin, - leur stock d'études;
Eux chassés dans l'extase harmonique,
Et l'héroïsme de la découverte.
Aux accidents atmosphériques les plus surprenants,
Un couple de jeunesse, s'isole sur l'arche,
- Est-ce ancienne sauvagerie qu'on pardonne? -
Et chante et se poste.
Arthur Rimbaud
(p.241)
J'ai décidé de mettre en relation ces deux
poèmes car ils mêlent tout deux la terre et la mer. Une confusion règne tout au long du poème sur le lieu evoqué (terrestre ou marin). De plus, les deux poèmes pourraient être assimilés aux
tableaux de WIlliam Turner.
Pour Marine:
Pour Mouvement:
Bien entendu, il existe de nombreux tableaux de William Turner pouvant être associés à ces
deux poèmes, mais je trouve que ceux-ci correspondent bien.
Sources: http://www.histoire-fr.com/images/Didon%20construisant%20Carthage%20-%20William%20Turner%20.gif
http://www.poster.net/turner-joseph-mallord-william/turner-joseph-mallord-william-fighting-temeraire-9921113.jpg
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Par Paul
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Lundi 16 juin 2008
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13:35
Voici un
centon des poèmes P.48 et P.60, extrait du recueil
de Jean-Claude Pirotte:
J'ai vOyagé dans le désert de neige
J'ai jOué Où la nuit est infidèle
J'ai chanté
une perle de tOi
J'ai vendu tOn âme à la lune
Et je ne t'ai pas reconnue
(cette image provient du site
carmenimage.wordpress.com)
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Par Fanny
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Lundi 16 juin 2008
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09:08
Hypotexte :
Clé
Qu'elle ne doute
de mon amour
celle qui dansait
juste après la marée.
Celle qui,
à l'emplacement
de son pied,
laissa sur le sable
l'empreinte d'une clé.
Hypertexte :
Sang
Qu'elle ne doute
de ma haine
celle qui se mutillait
juste après m'avoir frappé.
Celle qui,
à l'emplacement
de son poignet
laissa sur le sol
l'empreinte de son sang.
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Par Perrine
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Dimanche 15 juin 2008
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09:41
Pendant le bac de français,
la poésie continue ...

Voici un pastiche de Bernard Friot,
un poème griffonné par Tifenn dans la salle d'attente
juste avant de passer l'oral du bac de français :
*
Je n’ai pas peur des mots
Ni du grain de folie laissé par l’écrivain au creux du
O
Je jongle avec lui
Je caresse aussi formes du M
Du bout des doigts sur la ligne de l’horizon
Parfois Assise sur la crête du T
Je m’arrête, regarder l’infini d’un soir d’été
Une aiguille, un fil d’or et je couds le M, le O et le
T
*

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Par Première L1
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Samedi 14 juin 2008
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13:46
________________________________
De la porte jusqu'à la fenêtre
tu te promènes tout au long de la journée
Comme si tu étais quelqu'un d'autre
Tu te verrouilles à double tour. Tu te tais.
L'aube - et la solitude
te semble être une cervelle caillée sur les murs.
_________________________________
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Par Aziliz
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Samedi 14 juin 2008
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/Juin
/2008
08:06
LA bAguEttE en ArgEnt vIfs réclAmE l'eAu de rOse
au crEpUscUles dEs mIrAgEs
****************
Le sEcrEt du dIablE éclAte à l'hEurE de tOn dEstIn
*******************

ossiane.blog.lemonde.fr/files/rosee.thumbnail.jpg
LEs ombrEs dEs mUrmUrEs hébErgEnt
la flEur dE l'OuBli
*******************
Les angEs de pErlEs brûlEnt la mOrt
des fAux priNcEs
****************
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Par lola
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Vendredi 13 juin 2008
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13:56
Tiré du
recueil Haiku du sentier de
montagne
Floc0n au bout du doigt
Un monde à decouvrir
Au sein des Cristaux
Bras en croix
Sur cette litière blanche
Le corps s'allège
La rigole
Près de la gouttière
--<Tue nos rêves de neige>--
Après la fonte
L'herbe ébouriffée
Retrouve le ciel bleu
Le recueil présente les montagnes sous différentes saisons. J'ai, ici, accéléré en passant de l'hiver à l'été , de la neige à la
fonte.
www.trekearth.com/.../South/Corse/La_Porta/.
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Par MaRc
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Vendredi 13 juin 2008
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07:20
Devant l'oeil blanc d'une impasse dans la hauteur du vent.
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Par yoann
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Jeudi 12 juin 2008
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13:30
Si je suis mort, sauras-tu mourir ?
Je t’aime jusqu’à la fin du ciel,
Autant de fois qu’il y a d’étoiles …
Mais aucune étoile. Il court sur les toits,
Il cherche, le pauvre ange.
Mais personne ne lui répond.
Nous savons l’invisible qui te hante,
Avec mon ombre qui danse.
Je pense alors à m’arracher le cœur,
De l’ange qui me tombe.
[tenebrus.unblog.fr]
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Par Céline
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Jeudi 12 juin 2008
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07:32
Les miroirs
de soie soufflent la vie rose malabar à tout petit feu .
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Par Anthéa
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Mercredi 11 juin 2008
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00:01
Assez vu. La vision s'est rencontrée à tous les airs.
Assez eu. Rumeurs des villes, le soir, et au soleil, et toujours.
Assez connu. Les arrêts de la vie. — Ô Rumeurs et Visions!
Départ dans l'affection et le bruit neufs !
L'ombre a tiré ses draps
les pluies tombent sur des villes muettes.
Le silence a son geste le plus clair
et la nuit ses branches les plus douces.
Les papillons du soir font une neige lente.
Quand la ville s'oublie à l'épaule du vent,
le ciel, ses bannières, la cime des vents
voilà la forme de ma joie.
(article de Tiphaine)
Publié dans : Présentations - Actualités
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Par Première L1
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Mardi 10 juin 2008
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10:48
(Manifestation poétique des Premières l1 de l'Iroise à
Brest le 14 mars 2008)
Des rives, les massifs amassent leurs corps dispersés
Que les charognards, aveugles, cueillent avec
espoir.
L'ombre infime du temps s'allie avec la chaleur
du soleil,
Les douces terminaisons de la terre crachent des
pluies de roses
Alors que l'éclatement des songes,
furtif,
Vient déranger de leurs routes les douces
poussières de ce monde
Qui elles dansent avec les larmes de
feu.
(Poème écrit par Yohann)
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Par Première L1
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Mardi 10 juin 2008
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10:29
Londres, vendredi apr-midi,
Reviens, reviens, cher ami, seul ami, reviens. Je te jure que je serai bon. Si j' étais maussade avec toi, c'est une
plaisanterie où je me suis entêté, je m' en repens plus qu'on ne peut dire. Reviens ce sera bien oublié. Quel malheur que tu aies cru à cette plaisanterie. Voilà deux jours que je ne cesse de
pleurer. Reviens. Sois courageux, cher ami. Rien n'est perdu. Tu n'as qu'à refaire le voyage. Nous revivrons ici bien courageusement, patiemment. Ah, je t'en supplie. C'est ton bien d'ailleurs.
Reviens, tu retrouveras toutes tes affaires. J'espère que tu sais bien à présent qu'il n'y avait rien de vrai dans notre discussion, l'affreux moment ! Mais toi, quand je te faisais signe de
quitter le bateau, pourquoi ne venais-tu pas? Nous avons vécu deux ans ensemble pour arriver à cette heure là ! Que vas-tu faire? Si tu ne veux pas revenir ici, veux-tu que j'aille te trouver
où tu es?
Oui c'est moi qui ai eu tort.
Oh tu ne m'oublieras pas, dis ?
Non tu ne peux pas m'oublier.
Moi je t'ai toujours là.
Dis, réponds à ton ami, est-ce que nous ne devons plus vivre ensemble ?
Sois courageux. Réponds-moi vite.
Je ne puis rester ici plus longtemps.
N'écoute que ton bon cœur.
Vite, dis si je dois te rejoindre.
À toi toute la vie.
Rimbaud.
Vite, réponds, je ne puis rester ici plus tard que lundi soir. Je n'ai pas encore un penny, je ne puis mettre ça à la
poste. J'ai confié à Vermersch tes livres et tes manuscrits.
Si je ne dois plus te revoir, je m'engagerai dans la marine ou l'armée.
Ô reviens, à toutes les heures je repleure. Dis-moi de te retrouver, j'irai, dis-le moi, télégraphie-moi — Il faut que je parte lundi soir, où vas-tu, que veux-tu
faire ?
Publié dans : Présentations - Actualités
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Par Première L1
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