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Ce blog est un espace de lecture et d'écriture, 
de création et d'échange, 
autour de la poésie moderne,
de Rimbaud aux contemporains.
Il est l'oeuvre des élèves de la Première L1 2007-2008
du Lycée de l'Iroise à Brest. 


rimbaud-par-ernestpignonernest-1.jpg (Oeuvre d'Ernest Pignon-Ernest : http://www.pignon-ernest.com/
)


"J'ai tendu des cordes de clocher à clocher,
des guirlandes de fenêtre à fenêtre,
des chaînes d'or d'étoile à étoile, 
et je danse"

 (Arthur Rimbaud, Illuminations, "Phrases II")


Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 06:35

Parfois son beau regard triste
s'était évanoui.
Au plus obscur de tes songes,
il neige.
Et notre coeur où la détresse s'endort,
va déchirer les océans
dans les ruelles des désirs.
Je serai cette ombre sans double.
Tant de visages séparés
qui ne sont d'ici ni d'ailleurs...


Source : http://www.ville-arcachon.fr/upload/screenbg/coucher%20de%20soleil%20plage%20pereire.jpg

Publié dans : Florilège - Par Morgane
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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /Juin /2008 13:44


C
ELLE   a les cils allongés de mascara,
les joues qui brillent,
peau laquée,
 pommettes rehaussées,
cheveux lustrés, 


[ le glamour se travaille dans le détail ]


961501716_small.jpg
Marilyn MOnroe  danse avec les étoiles  . . .

lien photo *
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Publié dans : Florilège - Par Tiphaine
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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /Juin /2008 08:59
Marine

Les chars d'argent et de cuivre,
Les proues d'acier et d'argent,
Battent l'écume,
Soulèvent les souches des ronces.
    Les courants de la lande,
Et les ornières immenses du reflux,
Filent circulairement vers l'est,
Vers les piliers de la forêt,
Vers les fûts de la jetée,
Dont l'angle est heurté par des
tourbillons de lumière.


Arthur Rimbaud
(p.230)




Mouvement


Le mouvement de lacet sur la berge des chutes du fleuve,
Le gouffre à l'étambot,
La célérité de la rampe,
L'énorme passade du courant
Mènent par les lumières inouïes
Et la nouveauté chimique
Les voyageurs entourés des trombes du val
Et du strom.

Ce sont les conquérants du monde
Cherchant la fortune chimique personnelle,
Le sport et le confort voyagent avec eux;
Ils emmènent l'éducation
Des races, des classes et des bêtes, sur ce vaisseau
Repos et vertige
A la lumière diluvienne,
Aux terribles soirs d'étude.

Car de la causerie parmi les appareils, le sang, les fleurs, le feu, les bijoux,
Des comptes agités à ce bord fuyard,
- On voit, roulant comme une digue au-delà de la route hydraulique motrice,
Monstrueux, s'éclairant sans fin, - leur stock d'études;
Eux chassés dans l'extase harmonique,
Et l'héroïsme de la découverte.

Aux accidents atmosphériques les plus surprenants,
Un couple de jeunesse, s'isole sur l'arche,
- Est-ce ancienne sauvagerie qu'on pardonne? -
Et chante et se poste.

Arthur Rimbaud
(p.241)




    J'ai décidé de mettre en relation ces deux poèmes car ils mêlent tout deux la terre et la mer. Une confusion règne tout au long du poème sur le lieu evoqué (terrestre ou marin). De plus, les deux poèmes pourraient être assimilés aux tableaux de WIlliam Turner.


Pour Marine:

william-turner-copie-1.jpg


Pour Mouvement:

william-turner.jpg

Bien entendu, il existe de nombreux tableaux de William Turner pouvant être associés à ces deux poèmes, mais je trouve que ceux-ci correspondent bien.

Sources:
http://www.histoire-fr.com/images/Didon%20construisant%20Carthage%20-%20William%20Turner%20.gif
http://www.poster.net/turner-joseph-mallord-william/turner-joseph-mallord-william-fighting-temeraire-9921113.jpg
Publié dans : Florilège - Par Paul
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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /Juin /2008 13:35





                                                                          images-3.jpeg


Voici un centon des poèmes P.48 et P.60, extrait du recueil de Jean-Claude Pirotte:



J'ai vOyagé dans le désert de neige

J'ai jOué Où la nuit est infidèle

J'ai
chanté
une perle de tOi

J'ai vendu tOn âme à la lune

Et je ne t'ai pa reconnue


(cette image provient du site carmenimage.wordpress.com)



Publié dans : Florilège - Par Fanny
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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /Juin /2008 09:08
Hypotexte :

Clé

Qu'elle ne doute
de mon amour
celle qui dansait
juste après la marée.

Celle qui,
à l'emplacement
de son pied,
laissa sur le sable
l'empreinte d'une clé.





Hypertexte :

Sang

Qu'elle ne doute
de ma haine
celle qui se mutillait
juste après m'avoir frappé.

Celle qui,
à l'emplacement
de son poignet
laissa sur le sol
l'empreinte de son sang.
Publié dans : Florilège - Par Perrine
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Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /Juin /2008 09:41


Pendant le bac de français,
la poésie continue ...







Voici un pastiche de Bernard Friot,
un poème griffonné par Tifenn dans la salle d'attente 
juste avant de passer l'oral du bac de français :


*



 
Je n’ai pas peur des mots
Ni du grain de folie laissé par l’écrivain au creux du O
Je jongle avec lui
Je caresse aussi formes du M
Du bout des doigts sur la ligne de l’horizon
Parfois Assise sur la crête du T
Je m’arrête, regarder l’infini d’un soir d’été
Une aiguille, un fil d’or et je couds le M, le O et le T

*




Publié dans : Présentations - Actualités - Par Première L1
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Samedi 14 juin 2008 6 14 /06 /Juin /2008 13:46

________________________________

De la porte jusqu'à la fenêtre
tu te promènes tout au long de la journée
Comme si tu étais quelqu'un d'autre
Tu te verrouilles à double tour. Tu te tais.

L'aube - et la solitude
te semble être une cervelle caillée sur les murs.

_________________________________

 

Publié dans : Florilège - Par Aziliz
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Samedi 14 juin 2008 6 14 /06 /Juin /2008 08:06




LA bAguEttE en ArgEnt vIfs réclAmE l'eAu de rOse au crEpUscUles dEs mIrAgEs
****************
Le sEcrEt du dIablE éclAte à l'hEurE de tOn dEstIn 
*******************


ossiane.blog.lemonde.fr/files/rosee.thumbnail.jpg



LEs ombrEs dEs mUrmUrEs hébErgEnt la flEur dE l'OuBli 
*******************

Les angEs de pErlEs brûlEnt la mOrt des fAux priNcEs 
****************
Publié dans : Florilège - Par lola
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 13:56

goutte-de-glace.jpg Tiré du recueil Haiku du sentier de montagne



Floc0n au bout du doigt
Un monde à decouvrir
Au sein des
Cristaux
Bras en croix
Sur cette litière
blanche

Le corps s'allège
La rigole 
Près de la gouttière
--<Tue nos rêves de neige>--             

Après la fonte 
L'herbe ébouriffée
Retrouve le ciel bleu


Le recueil présente les montagnes sous différentes saisons. J'ai, ici, accéléré en passant de l'hiver à l'été , de la neige à la fonte. 
www.trekearth.com/.../South/Corse/La_Porta/.

Publié dans : Florilège - Par MaRc
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 07:20

Devant l'oeil blanc d'une impasse dans la hauteur du vent.

Publié dans : Florilège - Par yoann
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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /Juin /2008 13:30

untitled-tenebrus.unblog.jpg
Si je suis mort, sauras-tu mourir ?

Je t’aime jusqu’à la fin du ciel,  

Autant de fois qu’il y a d’étoiles …

Mais aucune étoile. Il court sur les toits,

  Il cherche, le pauvre ange. 

Mais personne ne lui répond.

Nous savons l’invisible qui te hante,

Avec mon ombre qui danse.

Je pense alors à m’arracher le cœur,

De l’ange qui me tombe.


[tenebrus.unblog.fr]

Publié dans : Florilège - Par Céline
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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /Juin /2008 07:32
Les miroirs de soie soufflent la vie rose malabar à tout petit feu .
Publié dans : Florilège - Par Anthéa
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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 00:01













Assez vu. La vision s'est rencontrée à tous les airs.

Assez eu. Rumeurs des villes, le soir, et au soleil, et toujours.

Assez connu. Les arrêts de la vie.  Ô Rumeurs et Visions!

Départ dans l'affection et le bruit neufs !





 

L'ombre a tiré ses draps

les pluies tombent sur des villes muettes.

Le silence a son geste le plus clair

et la nuit ses branches les plus douces.

Les papillons du soir font une neige lente.

Quand la ville s'oublie à l'épaule du vent,

le ciel, ses bannières, la cime des vents

voilà la forme de ma joie.





(article de Tiphaine)
Publié dans : Présentations - Actualités - Par Première L1
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /Juin /2008 10:48




(Manifestation poétique des Premières l1 de l'Iroise à Brest le 14 mars 2008)





Des rives, les massifs amassent leurs corps dispersés


Que les charognards, aveugles, cueillent avec espoir.


L'ombre infime du temps s'allie avec la chaleur du soleil,


Les douces terminaisons de la terre crachent des pluies de roses


Alors que l'éclatement des songes, furtif,


Vient déranger de leurs routes les douces poussières de ce monde


Qui elles dansent avec les larmes de feu.



(Poème écrit par Yohann)

Publié dans : MANIF POETIQUE - Par Première L1
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /Juin /2008 10:29

 




Londres, vendredi apr-midi,

 

   Reviens, reviens, cher ami, seul ami, reviens. Je te jure que je serai bon. Si j' étais maussade avec toi, c'est une plaisanterie où je me suis entêté, je m' en repens plus qu'on ne peut dire. Reviens ce sera bien oublié. Quel malheur que tu aies cru à cette plaisanterie. Voilà deux jours que je ne cesse de pleurer. Reviens. Sois courageux, cher ami. Rien n'est perdu. Tu n'as qu'à refaire le voyage. Nous revivrons ici bien courageusement, patiemment. Ah, je t'en supplie. C'est ton bien d'ailleurs. Reviens, tu retrouveras toutes tes affaires. J'espère que tu sais bien à présent qu'il n'y avait rien de vrai dans notre discussion, l'affreux moment ! Mais toi, quand je te faisais signe de quitter le bateau, pourquoi ne venais-tu pas? Nous avons vécu deux ans ensemble pour arriver à cette heure là ! Que vas-tu faire? Si tu ne veux pas revenir ici, veux-tu que j'aille te trouver où tu es?
 
 Oui c'est moi qui ai eu tort.
 
 Oh tu ne m'oublieras pas, dis ?
 
 Non tu ne peux pas m'oublier.
 
 Moi je t'ai toujours là.
 
 Dis, réponds à ton ami, est-ce que nous ne devons plus vivre ensemble ?
 
 Sois courageux. Réponds-moi vite.
 
 Je ne puis rester ici plus longtemps.
 
 N'écoute que ton bon cœur.
 
 Vite, dis si je dois te rejoindre.
   À toi toute la vie.

 Rimbaud.      

   Vite, réponds, je ne puis rester ici plus tard que lundi soir. Je n'ai pas encore un penny, je ne puis mettre ça à la poste. J'ai confié à Vermersch tes livres et tes manuscrits.
 
 Si je ne dois plus te revoir, je m'engagerai dans la marine ou l'armée.
   Ô reviens, à toutes les heures je repleure. Dis-moi de te retrouver, j'irai, dis-le moi, télégraphie-moi Il faut que je parte lundi soir, où vas-tu, que veux-tu faire ?

Publié dans : Présentations - Actualités - Par Première L1
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