Accueil

Ce blog est un espace de lecture et d'écriture, 
de création et d'échange, 
autour de la poésie moderne,
de Rimbaud aux contemporains.
Il est l'oeuvre des élèves de la Première L1 2007-2008
du Lycée de l'Iroise à Brest. 


rimbaud-par-ernestpignonernest-1.jpg (Oeuvre d'Ernest Pignon-Ernest : http://www.pignon-ernest.com/
)


"J'ai tendu des cordes de clocher à clocher,
des guirlandes de fenêtre à fenêtre,
des chaînes d'or d'étoile à étoile, 
et je danse"

 (Arthur Rimbaud, Illuminations, "Phrases II")


Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 16:05

 
 

POETE

 

  Alfred de Musset

 

Dates

 

 1810-1857

 

Repères biographiques

 

Il connaît un échec en décembre 1830 avec sa première comédie en prose, La Nuit vénitienne.
Il rencontre George Sand (1804-1876) en 1833 et séjourne avec elle en Italie. Ils rompent définitivement en mai 1835. A été élu à l'Académie française en 1852.

Il est mort à Paris en mai 1857.

 

Repères

bibliographiques

 

Plusieurs lettres à George Sand,des Sonnets,
Une promenade au Jardin des plantes, premières poésie et poésies nouvelles.

 

Mouvement littéraire

 

Romantisme

Caractéristiques

du mouvement littéraire

 

 Mouvement artistique basé sur un manifeste de Victor Hugo.
Caractérisé par le lyrisme, l'exotisme, la nostalgie du moyen-age, la nature, le nationalisme et le surnaturel

 

Thèmes privilégiés

dans l'oeuvre poétique

 

 

Poèmes dédiés à ses connaissances (georges sand...),poèmes d'amour ou sur le thème de la nature, de la nuit.

 

Choix d'un poème

 

A George Sand (I)

Te voilà revenu, dans mes nuits étoilées,
Bel ange aux yeux d'azur, aux paupières voilées,
Amour, mon bien suprême, et que j'avais perdu !
J'ai cru, pendant trois ans, te vaincre et te maudire,
Et toi, les yeux en pleurs, avec ton doux sourire,
Au chevet de mon lit, te voilà revenu.

Eh bien, deux mots de toi m'ont fait le roi du monde,
Mets la main sur mon coeur, sa blessure est profonde ;
Élargis-la, bel ange, et qu'il en soit brisé !
Jamais amant aimé, mourant sur sa maîtresse,
N'a sur des yeux plus noirs bu la céleste ivresse,
Nul sur un plus beau front ne t'a jamais baisé !

 

Justification du choix

 

Après avoir lu plusieurs de ses poèmes nous avons finalement choisi le premier de ceux qu'il a destinés a georges Sand en raison de notre intérêt pour cette de dernière.
En effet, nous voulions étudier cette auteur en TPE (nous avons finalement choisi Rimbaud).
De plus, c'est un stéréotype du poème romantique. Ce poème est effectivement du genre lyrique (l'un des caractéristiques du romantisme), car il laisse beaucoup de place à l'expression des sentiments de l'auteur.

Marine C et Agathe P

auteurs/musset.html

http://www.geocities.com/pauline_emilienne/romantismelitt.html

 



Publié dans : Traditions et modernités - Par Marine et Agathe P
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 15:16

 

POETE

LAMARTINE

Dates

 Naissance à Mâcon en 1790 – Mort en 1869 à Paris

Repères biographiques

 

 

A la fois poète, écrivain, historien et homme politique. Il fut admis à l'Académie Française,
et a joué un rôle important lors de la Révolution de 1848.
Il a également pris position contre la peine de mort.

Repères

bibliographiques

 

 

 Principaux recueils de poésie :

Méditations poétiques (1820)

Nouvelles Méditations poétiques (1823)

Harmonies poétiques et religieuses (1830)

Jocelyn (1836)

La Vigne et la Maison (1837)

Mouvement littéraire

 Le Romantisme

 

Caractéristiques

du mouvement littéraire

 

 

 

Ce mouvement incarne la liberté.
Il est caractérisé par la recherche d'évasion par le
rêve et l'exotisme,
et un goût particulier pour le mystère et le fantastique.
Ce genre se veut détaché de toute contrainte formelle, et est opposé à l'héritage antique.
En effet le romantisme se veut créateur (cf étymologie du mot poésie = poêsis en grec, qui signifie création)

Thèmes privilégiés

dans l'oeuvre poétique

 

 Lamartine évoque ses sentiments, parfois très exagérés.
Il place le « moi » au centre de son art,
et s'inspire également d'un amour malheureux.

 

 

 

 

 

 

 

 

Choix d'un poème

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La tristesse

L'âme triste est pareille
Au doux ciel de la nuit,
Quand l'astre qui sommeille
De la voûte vermeille
A fait tomber le bruit ;
Plus pure et plus sonore
On y voit sur ses pas
Mille étoiles éclore
Qu'à l'éclatante aurore
On n'y soupçonnait pas !

Des îles de lumière
Plus brillante qu'ici
Et des mondes derrière,
Et des flots de poussière
Qui sont " mondes aussi "
On entend dans l'espace
Des choeurs mystérieux
Ou du ciel qui rend grâce,
Ou d'un ange qui passe
Ou de l'homme pieux

Et pures étincelles
De nos âmes en feu,
Les prières immortelles
Sur leur brûlantes ailes
Nous soulèvent un peu ! Tristesse qui m' inonde
Coule donc de mes yeux
Comme une onde féconde :
Il faut que l'homme pleure
Il faut que l'homme meure.

 

Justification du choix

 

 

 Nous avons apprécié la belle façon dont Lamartine présente la tristesse.
On peut en quelque sorte dire qu'il en fait un éloge, ce qui est peu courant.
Ce poème nous a également intrigué par son dernier vers surprenant quelque peu brutal

 

 

Sources :

www.lamartine.com

http://www.etudes-litteraires.com/lamartine-biographie.php

http://www.etudes-litteraires.com/romantisme.php

http://www.evene.fr/celebre/biographie/alphonse-de-lamartine-472.php

http://www.toutelapoesie.com/poemes/lamartine/la_tristesse.htm

Publié dans : Traditions et modernités - Par Emmanuelle et Marianne
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 15:12

POETE

  Victor Hugo: hugopaper01.jpg

Dates

 

26 fevrier 1802, 22 mai 1885

Repères biographiques

 

 

 

Fils d'un général de Napoléon, Il fut élu a l'Academie française en 1841.En 1848 il fut élu député de Paris à l'Assemblée Constituante, fonda le journal l'Evénement pour préparer sa candidature à la Présidence de la République, et devint un personnage politique.Le2 décembre 1851 il se mêla au mouvement de résistance, et dut prendre la route de l'exil.Il se retira en Belgique, puis à Jersey, puis à Guernesey, refusa de bénéficier des amnisties, et ne rentra en France qu'en 1870 Son corps fut déposé au Panthéon, après les funérailles les plus magnifiques que la France ai vu depuis Mirabeau.

Repères

bibliographiques

 

 

 

Les misérables, Notre-Dame de Paris, Feuilles D'autonnes, Chants du crépuscule, Angelo en prose...

Mouvement littéraire

 

Le Romantisme

 

Caractéristiques

du mouvement littéraire

 

 

 

Mouvement Littéraire incarnant la liberté, toujours a la recherche de la nature humaine. La poésie romantique se veut créatrice et reviens a l'ethymologie du mot Poêsis en grec qui signifie «  creation  »  c'es t en ce sens qu'elle s'oppose au Classicisme qui n’est que l’écoute des poètes anciens, qui demeure figé dans son époque, qui ne peut apporter aucun renouveau, aucune nouvelle âme à la littérature.

Thèmes privilégiés

dans l'oeuvre poétique

 

 

Les thèmes privilégiés de la poésie Hugolienne sont: l'amour, la nature, le droit du rêve,ce qui touche à la spiritualité,aux sentiments et à la nostalgie

 

 

 

 

 

 

 

 

Choix d'un poème

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai cueilli cette fleur pour toi sur la colline.
Dans l'âpre escarpement qui sur le flot s'incline,
Que l'aigle connaît seul et seul peut approcher,
Paisible, elle croissait aux fentes du rocher.
L'ombre baignait les flancs du morne promontoire;
Je voyais, comme on dresse au lieu d'une victoire
Un grand arc de triomphe éclatant et vermeil,
À l'endroit où s'était englouti le soleil,
La sombre nuit bâtir un porche de nuées.
Des voiles s'enfuyaient, au loin diminuées;
Quelques toits, s'éclairant au fond d'un entonnoir,
Semblaient craindre de luire et de se laisser voir.
J'ai cueilli cette fleur pour toi, ma bien-aimée.
Elle est pâle, et n'a pas de corolle embaumée,
Sa racine n'a pris sur la crête des monts
Que l'amère senteur des glauques goémons;
Moi, j'ai dit: Pauvre fleur, du haut de cette cime,
Tu devais t'en aller dans cet immense abîme
Où l'algue et le nuage et les voiles s'en vont.
Va mourir sur un coeur, abîme plus profond.
Fane-toi sur ce sein en qui palpite un monde.

Le ciel, qui te créa pour t'effeuiller dans l'onde,
Te fit pour l'océan, je te donne à l'amour. -
Le vent mêlait les flots; il ne restait du jour
Qu'une vague lueur, lentement effacée.
Oh! comme j'étais triste au fond de ma pensée
Tandis que je songeais, et que le gouffre noir
M'entrait dans l'âme avec tous les frissons du soir !


===>Un de ses poèmes les plus connu:      
                      
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

 

Justification du choix

 

 

 

Nous avons choisi ces poèmes de Victor Hugo,extraits des Contemplations, car ils symbolisent parfaitement le poème romantique,avec ses références à la nature, à l'amour et à l'expression des sentiments.
Bien que Demain, dès l'aube... soit l'un de ses poèmes les plus connus, il reste néanmoins très beau, et nous l'apprécions, évoquant avec  justesse la douleur, lors de la perte d'un etre cher.

 

                                                                             Oo° Sources °oO

http://www.stars-celebrites.com/wallpapers/H/hugo.htm
http://www.ac-strasbourg.fr/pedago/lettres/victor%20Hugo/Communs/biographie.htm
http://www.alalettre.com/hugo-bio.htm
http://poesie.webnet.fr/poemes/France/hugo/5.html

Tifenn et Marine.D

Publié dans : Traditions et modernités - Par Marine et Tifenn
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 15:11
  POETE La Fontaine
 Dates   8 juillet 1621-13 avril 1695
 

Repères biographiques

 Poète et conteur, Jean de la Fontaine a surtout marqué l’histoire par ses Fables
Auteur prolifique, il a vécu de sa plume grâce à la vente de ses recueils 
mais également en se plaçant toute sa vie
 
sous la protection financière de plusieurs protecteurs
Son œuvre fut alors très appréciée de la Cour de Louis XIV. 
Elle occupe aujourd’hui une place de choix dans le patrimoine culturel français 
et certains préceptes des fables font même partie de la
sagesse populaire.
Né à Château-Thierry, dans la campagne picarde, le 8 juillet 1621, Jean de La Fontaine 
grandit en se passionnant pour
la lecture d’œuvres antiques
Après le collège, il passe 18 mois à l’Oratoire à partir de 1641. 
il étudie le droit à Paris et obtiendra son
diplôme d’avocat en 1649. 
Parallèlement à ses études, il
fréquente un salon de jeunes passionnés de littérature
les "chevaliers de la table ronde" et compose ses premiers vers.
En 1653, sa femme Marie Héricart, qu’il avait épousée en 1647, lui donne un fils, Charles. 
Mademoiselle de La Fontaine est une femme cultivée qui, à l’instar de son mari, fréquente un salon littéraire.
Lorsque Fouquet tombe en disgrâce en 1661, 
La Fontaine lui reste fidèle et prend sa défense dans l’
Elégie aux nymphes de Vaux en 1662 et l’Ode au roi l’année suivante.
 Suite à ces publications,
le poète préfère s’exiler quelques temps à Limoges
Pendant ce voyage, il écrit à sa femme une série de lettres qui seront publiées en 1663 
sous le titre
la Relation d’un Voyage de Paris en Limousin et qui rassemblent des descriptions des paysages et villes traversés.
A la mort de Madame de la Sablière.A la fin de sa vie, 
La Fontaine est contraint par son confesseur à renier ses écrits licencieux. Le poète s’éteint le 13 avril 1695, 
dans la
maison des Hervart, une famille de banquier qui l’avait pris sous sa protection en 16
 

Repères

bibliographiques

 
  • Pierre Clarac, La Fontaine, Bordas, 1949.

  • René Jasinski, La Fontaine et le premier recueil des Fables, Nizet, 1966.

  • Jean-Pierre Collinet, Le Monde littéraire de La Fontaine
    Presses universitaires de Grenoble, 1970.

  • Louis Marin, Le Récit est un piège, Minuit, 1978.

  • Revue Le Fablier, depuis 1989, annuelle.

  • Patrick Dandrey, La Fabrique des Fables, Klincksieck, 1992.

  • Roger Duchêne, Jean de La Fontaine, Fayard, 1990.

  • Emmanuel Bury, L'esthétique de La Fontaine, Sedes, 1995.

  • Olivier Leplatre, Le pouvoir et la parole dans les Fables, PUL, 2000.

  • Jean-Charles Darmon, Philosophies de la Fable. 
    La Fontaine et la crise du Lyrisme
    , PUF, 2002.

  • Marc Escola, Lupus in fabula. Six façons d'affabuler La Fontaine, Presses 
    universitaires de Vincennes, 2003.

  Mouvement   littéraire Le classicisme
 

Caractéristiques
du mouvement littéraire

  Le classicisme est un courant esthétique et intellectuel visant à promouvoir le retour à l’antiquité classique
Il s'exprime dans tous les domaines de l'art, de l'architecture à la musique
en passant par la peinture et la littérature
Précédé du maniérisme, il est l’équivalent français du baroque auquel tout le rattache 
sinon la volonté française de s’en distinguer, il sera suivi du rococo
Il connaît par la suite un renouveau avec le néoclassicisme.
 Thèmes privilégiés dans l'oeuvre poétique                       Dans les Fables, La Fontaine privilégie la morale ainsi que des réges 
de la bienséance.                                                                                               
 

Choix d'un poème

 

On rencontre sa destinée
Souvent par des chemins qu'on prend pour l'éviter.
Un père eut pour toute lignée
Un fils qu'il aima trop, jusques à consulter
Sur le sort de sa géniture
Les diseurs de bonne aventure.
Un de ces gens lui dit, que des Lions sur tout
Il éloignât l'enfant jusques à certain âge ;
Jusqu'à vingt ans, point davantage.
Le père pour venir a bout
D'une précaution sur qui roulait la vie
De celui qu'il aimait, défendit que jamais
On lui laissât passer le seuil de son Palais.
Il pouvait sans sortir contenter son envie,
Avec ses compagnons tout le jour badiner,
Sauter, courir, se promener.
Quand il fut en l'âge où la chasse
Plaît le plus aux jeunes esprits,
Cet exercice avec mépris
Lui fut dépeint : mais, quoi qu'on fasse,
Propos, conseil, enseignement,
Rien ne change un tempérament.
Le jeune homme, inquiet, ardent, plein de courage,
A peine se sentit des bouillons d'un tel âge,
Qu'il soupira pour ce plaisir.
Plus l'obstacle était grand, plus fort fut le désir.
Il savait le sujet des fatales défenses ;
Et comme ce logis, plein de magnificences,
Abondait partout en tableaux,
Et que la laine et les pinceaux
Traçaient de tous côtés chasses et paysages,
En cet endroit des animaux,
En ce autre des personnages,
Le jeune homme s'émut, voyant peint un Lion.
Ah ! monstre, cria-t-il, c'est toi qui me fais vivre
Dans l'ombre et dans les fers. A ces mots, il se livre
Aux transports violents de l'indignation,
Porte le poing sur l'innocente bête.
Sous la tapisserie un clou se rencontra.
Ce clou le blesse ; il pénétra
Jusqu'aux ressorts de l'âme ; et cette chère tête
Pour qui l'art d'Esculape en vain fit ce qu'il put,
Dut sa perte à ces soins qu'on prit pour son salut.
Même précaution nuisit au poète Eschyle.
Quelque Devin le menaça, dit-on,
De la chute d'une maison.
Aussitôt il quitta la ville,
Mit son lit en plein champ, loin des toits, sous les Cieux.
Un Aigle, qui portait en l'air une Tortue,
Passa par là, vit l'homme, et sur sa tête nue,
Qui parut un morceau de rocher à ses yeux,
Etant de cheveux dépourvue,
Laissa tomber sa proie, afin de la casser :
Le pauvre Eschyle ainsi sut ses jours avancer.
De ces exemples il résulte
Que cet art, s'il est vrai, fait tomber dans les maux
Que craint celui qui le consulte ;
Mais je l'en justifie, et maintiens qu'il est faux.
Je ne crois point que la nature
Se soit lié les mains, et nous les lie encor,
Jusqu'au point de marquer dans les cieux notre sort.
Il dépend d'une conjoncture
De lieux, de personnes, de temps ;
Non des conjonctions de tous ces charlatans.
Ce Berger et ce Roi sont sous même planète ;
L'un d'eux porte le sceptre et l'autre la houlette :
Jupiter le voulait ainsi.
Qu'est-ce que Jupiter ? un corps sans connaissance.
D'où vient donc que son influence
Agit différemment sur ces deux hommes-ci ?
Puis comment pénétrer jusques à notre monde ?
Comment percer des airs la campagne profonde ?
Percer Mars, le Soleil, et des vides sans fin ?
Un atome la peut détourner en chemin :
Où l'iront retrouver les faiseurs d'horoscope ?
L'état où nous voyons l'Europe
Mérite que du moins quelqu'un d'eux l'ait prévu ;
Que ne l'a-t-il donc dit ? Mais nul d'eux ne l'a su.
L'immense éloignement, le point, et sa vitesse,
Celle aussi de nos passions,
Permettent-ils à leur faiblesse
De suivre pas à pas toutes nos actions ?
Notre sort en dépend : sa course entre-suivie,
Ne va, non plus que nous, jamais d'un même pas ;
Et ces gens veulent au compas,
Tracer les cours de notre vie !
Il ne se faut point arrêter
Aux deux faits ambigus que je viens de conter.
Ce Fils par trop chéri, ni le bonhomme Eschyle,
N'y font rien. Tout aveugle et menteur qu'est cet art,
Il peut frapper au but une fois entre mille ;
Ce sont des effets du hasard.

 

Justification du choix

 

 

Le titre l'horoscope nous a immédiatement interpellées 
puisqu'il différe des autres titres.
En effet, ceux-ci sont souvent portés sur le thème des animaux.
Ensuite, les deux premiers vers nous ont tout de suite paru
intéressants à exploiter...
Aprés la lecture de ce poème, nous pouvons confirmer que toute la lecture est intéressante.          

 

liens internet :
 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_La_Fontaine#Biographie

http://www.linternaute.com/biographie/jean-de-la-fontaine/biographie/

http://poesie.webnet.fr/poemes/France/lafontai/52.html



Publié dans : Traditions et modernités - Par Anthéa et Fanny
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 15:10
 

boileau.jpg

 

POETE

 

Nicolas BOILEAU

 

Dates

 

Né le : 1er novembre 1636
Mort le : 13 mars 1711

 

Repères biographiques

 

Enfant, ses études furent retardées par sa santé fragile. Il prend ses fonctions d'avocat en 1656. Son père meurt en 1657, il hérite donc d'une somme d'argent conséquente ce qui lui permet de se consacrer à la poèsie.Il publie en 1666 ses premières satires.

 

Repères

bibliographiques

 

Le chapelain décoiffé, 1664

 

Satires, épîtres, l’art poétique [Satires 1668-1696],

 

Épîtres 1674-1683],

 

L’art poétique 1636-1711]

 

Lutrin, 1674

 

Mouvement littéraire

 

  Le classicisme

 

Caractéristiques du mouvement littéraire

 

Le classicisme est un courant esthétique et intellectuel visant à promouvoir le retour à l’antiquité classique. C’est un mouvement littéraire dans lequel on reconnaît des caractères d’ordre et d’équilibre alliés au goût des codifications esthétiques et morales. Le classicisme est considéré comme une école de la maîtrise de soi bâtie sur une recherche de l’harmonie.

 

Thèmes privilégiés
dans l'oeuvre poétique

 

Théologie, philosophie.

 

Choix d'un poème

 

Quart d'heure de bon temps

 

L'homme, dont la vie entière
E
st de quatre-vingt-seize ans,
D
ort le tiers de sa carrière,
C
'est juste trente-deux ans.

 

Ajoutons pour maladies,
P
rocès, voyages, accidents
A
u moins un quart de la vie,
C
'est encore deux fois douze ans.

 

Par jour deux heures d'études
O
u de travaux -- font huit ans,
N
oirs chagrins, inquiétudes --
P
our le double font seize ans.

 

Pour affaires qu'on projette
D
emi-heure, -- encore deux ans.
C
inq quarts d'heures de toilette
B
arbe et cætera -- cinq ans.

 

Par jour pour manger et boire
D
eux heures font bien huit ans.
C
ela porte le mémoire
J
usqu'à quatre-vingt-quinze ans.
  

 

Reste encore un an pour faire
C
e qu'oiseaux font au printemps.
P
ar jour l'homme a donc sur terre
U
n quart d'heure de bon temps

 

 

 

Justification du choix

 

Nous avons trouvé ce poème original par sa vision de la vie. En effet,
Nicolas Boileau a une vision bien pessimiste de l'existence de l'Homme ce qui rendrait
prèsque comique son poème...
De plus, nous trouvions cette poésie interessante car elle parle
de la vie, chacun peut donc s'y identifier.

 

Auteurs

 

Aziliz
Perrine


 SOURCES :

http://www.lafontaine.net/lafontaine/lafontaine.php?id=8

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Boileau

http://www.anthologie.free.fr/anthologie/boileau/boileau.htm

http://www.evene.fr/celebre/biographie/nicolas-boileau-62.php?livres

http://fr.wikipedia.org/wiki/Classicisme

http://www.site-magister.fr/classicis.htm

http://perso.orange.fr/therese.eveilleau/pages/paradoxe/textes/boileau.htm


http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://pharouest.ac-rennes.fr/e220054P/site/francais/travaux/arch2006/P4/G/boileau.jpg&imgrefurl=http://pharouest.ac-rennes.fr/e220054P/site/francais/travaux/arch2006/P4/G/BOILEAU.html&h=599&w=536&sz=45&hl=fr&start=1&um=1&tbnid=iuzoqFBi33TuUM:&tbnh=135&tbnw=121&prev=/images%3Fq%3Dnicolas%2Bboileau%26svnum%3D10%26um%3D1%26hl%3Dfr%26sa%3DG



Publié dans : Traditions et modernités - Par Aziliz et Perrine
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 15:06

POETE

 Jean de sponde

Dates

 1557 ( Mauléon ) - 18 mars 1595 ( Bordeaux )

Repères biographiques

 

 

Il est élevé dans un milieu protestant et austère. Plus tard il se tournera vers la littérature profane, ou il rédigera des poésies érotiques, En 1582 sa vie prend une orientation religieuse et il rédige ses oeuvres majeures. Dés 1585 il travaille pour le futur roi Henri IV, qui le convertit au catholicisme. Conversion qui lui vaut la haine des partisants. Ces écrits de controversiste le font tomber dans la pauvreté, qui le tua à Bordeaux. Son oeuvre manque de disparaite à cause de la haine des protestants et des catholiques.

Repères

bibliographiques

 

 

Méditations sur les psaumes
Essai de quelques poèmes chrétiens
.
Avertissement au roi 1589

 

Mouvement littéraire

 Jean de Sponde était un poète baroque.

 

Caractéristiques

du mouvement littéraire

 

 

Le baroque est un style qui naît à Rome, Mantoue, Venise et Florence à la charnière des 16e et 17e siècles et se répand rapidement dans la plupart des pays d'Europe. Il touche tous les domaines artistiques, sculpture, peinture, littérature, architecture et musique et se caractérise par l’exagération du mouvement, la surcharge décorative, les effets dramatiques, la tension, l’exubérance et de la grandeur parfois pompeuse.

Thèmes privilégiés

dans l'oeuvre poétique

 

Dans son œuvre on retrouve les principaux thèmes de la littérature baroque, c'est-à-dire: la hantise de l'inconstance, les masques et l'apparence, la mort. La mort au sein de la vie exprime l'aspiration vers l'au-delà, et suscite le besoin d'en appeler à Dieu. Cet auteur cherche à représenter l'épaisseur du monde, les complications du destin de l'homme, son obscurité grace au déséquilibre et de l'exagération des formes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Choix d'un poème

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je sens dedans mon âme une guerre civile

Je sens dedans mon âme une guerre civile,
D'un parti ma raison, mes sens d'autre parti,
Dont le brûlant discord ne peut être amorti
Tant chacun son tranchant l'un contre l'autre affile.

Mais mes sens sont armés d'un verre si fragile
Que si le coeur bientôt ne s'en est départi
Tout l'heur vers ma raison se verra converti,
Comme au parti plus fort, plus juste et plus utile.

Mes sens veulent ployer sous ce pesant fardeau
Des ardeurs que me donne un éloigné flambeau,
Au rebours la raison me renforce au martyre.

Faisons comme dans Rome, à ce peuple mutin
De mes sens inconstants arrachons-les enfin,
Et que notre raison y plante son Empire.

 

Justification du choix

 

 

J'ai choisi ce poème car il m'a choqué, du fait que l'auteur évoque son « âme » au début du texte et pour finir il supplante sa raison pour ignorer totalement ses sentiments. Ce poème représente bien les valeurs de l'époque où les personnes ignoraient totalement leurs sentiments pour laisser place à leur raison.


Sources:

- http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Sponde
-http://poesie.webnet.fr/poemes/France/sponde/21.html
-http://www.anthologie.free.fr/anthologie/sponde/sponde.htm
-http://www.evene.fr/celebre/biographie/jean-de-sponde-6406.php
Publié dans : Traditions et modernités - Par Paul et Hugo
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 15:05

POETE

Pierre DE RONSARD

Dates

  1524-1585

Repères biographiques

 

 

  

Il passe ses douze premières années au contact de la nature. Il devient sourd avant d'atteindre ses vingt ans. Henri II lui attribue les bénéfices ecclésiastiques qui lui assurent un revenu constant. Cela lui permet de se consacrer en toute liberté à la poésie.il participe activement à la vie des premiers salons et à l'activité de l'Académie de poésie et de musique,

le 27 décembre 1585 est enterré à Tours.

Repères

bibliographiques

 

 

  

Premier livre des odes en1550

Les amours de cassandre en 1552

Discours sur les misères de ce temps en 1562

Mouvement littéraire

  La Pléiade

 

Caractéristiques

du mouvement littéraire

 

 

  

La Pléiade est un groupe (d'abord nommé «la Brigade») de poètes rassemblés autour de Ronsard: du Bellay , Jean de la Péruse. Ils défendent en même temps l'imitation des auteurs gréco-latins et la valeur culturelle de la langue française. Ils imposent l'alexandrin et le sonnet comme des formes poétiques majeures.

 

Thèmes privilégiés

dans l'oeuvre poétique

 

  

Amour, idées en faveur de la politique royale ,voyage , douleur , mort, le passage du temps, les femmes et leur beauté,

La nature est un symbole important et très présent dans les poèmes de Ronsard

 

 

 

 

 

 

 

 

Choix d'un poème

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

ODE A CASSANDRE

 

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.

Las ! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place,
Las, las ses beautés laissé choir !
Ô vraiment marâtre Nature,
Puisqu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur, la vieillesse
Fera ternir votre beauté.



 

(Recueil : Les Odes)

 

Justification du choix

 

 

 

Nous avons choisi ce poème car il évoque le thème de la nature, des fleurs, ce qui donne un effet de légèreté et de liberté,

Cela représente pour nous le bonheur à l'état pur et la poésie dans tous ses états.

Pour nous, A travers ce poème ,Pierre de Ronsard nous conseille de profiter de la vie et de l'amour quand nous sommes jeunes.

Publié dans : Traditions et modernités - Par Lola et Tiphaine
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 15:00

POETE

  Joachim du Bellay

Dates

  1522-1560

Repères biographiques

 

 

Issue d'une famille de noblesse. Sa rencontre avec Ronsard donne naissance au mouvement de la Pléiade, en 1553. Ils souhaitent ainsi définir de nouvelles règles poétiques. Ils publient en 1549 un manifeste :Défense et illustrations de la langue française. A la suite de son séjour à Rome, ville antique, il publie de nombreux recueils.

Repères

bibliographiques

 

 

 

Les regrets , recueil de sonnets, de 1553 à 1557.

Défense et illustrations de la langue française, 1549.

Les antiquités de Rome, 1558.

Mouvement littéraire

 La Pléiade

 

Caractéristiques

du mouvement littéraire

 

 

 

La Pléiade se caractérise par un souci de différence qui privilégie l'exploration de différents genres : imitation des arts antiques et création de nouvelles règles poètiques, qu'ils définissent dans leur manifeste : Défense et illustrations de la langue française,

Thèmes privilégiés

dans l'oeuvre poétique

 

 

Les voyages et puisqu'ils se situent dans la rennaissance, un des principaux theme est l'antiquité,

 

 

 

 

 

 

 

 

Choix d'un poème

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage

 

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son age!

 
Quand revoiray-je, helas, de mon petit village
Fumer la cheminee, et en quelle saison
Revoiray-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup d'avantage?

 
Plus me plaist le sejour qu'ont basty mes ayeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaist l'ardoise fine,

 
Plus mon Loyre Gaulois, que le Tybre Latin,
Plus mon petir Lyré, que le mont Palatin:
Et plus que l'air marin la douceur Angevine.

 

 

 

Justification du choix

 

 

 

Ce poème est un des plus connus de Du Bellay, il illustre bien les caractéristiques de la Pléiade car il reprend le thème du voyage et de l'antiquité,

 

 

Publié dans : Traditions et modernités - Par Marion et Etienne
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /Oct /2007 14:43




Le soleil meurt : son sang ruisselle ..............
Et la prairie immense est comme un reposoir
Où sont, par le ......rangés sur le ..............
Comme des cœurs de feu, 
les ......... de .........

Et, pour mieux célébrer la chute du soleil,
L' ...........triomphal qui descend de son trône,
Porte dans ses bras lourds un ...........jaune
Comme un calice d'or colossal et vermeil.

L'astre est mort ; ses derniers rayons crevant les nues
Illuminent de fièvre et d'ardeurs inconnues
La timide .......... et les ................

Heureux celui qui peut dans nos cités flétries
Contempler un seul soir pour n'oublier jamais

La gloire des couchants sur les
...................



                                                                                                                                                                           

Publié dans : Versification - Par Première L1
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /Oct /2007 13:15

Epigraphe

"Il y a un proverbe breton
Qui dit que la poésie est plus forte
Que les trois choses les plus fortes
Le mal le feu et la tempête
(...)
Mais qu'est-ce que la poésie
Le proverbe ne le dit pas
Elle n'est peut-être je m'avance
Les sables ici sont mouvants
Que ce qui ne s'oublie pas"

(Georges PERROS, Poèmes bleus, "Marines", Gallimard 1963)

buste--G-perrros.jpg



Motage-po--tes.jpg






Définitions préalables :

- Etymologique : Le mot poésie vient du grec ποιεῖν (poiein) qui signifie « faire, créer » ; 
le poète est donc un créateur de mots, un inventeur de formes expressives

- Courante : La poésie  est un genre littéraire très ancien dont la première caractéristique est
 l'utilisation du vers, ce qui la différencie ainsi de la prose.  









Exploration de l'histoire littéraire  : 

Dans les articles suivants, nous sommes partis à la recherche d'informations  
sur les principaux mouvements 
et quelques grands poètes 
qui ont marqué l'histoire de la poésie française.  


montage

 

Publié dans : Traditions et modernités - Par Première L1
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /Oct /2007 10:00

Marque-page-Voix-d-aujourd-hui-2.jpg Les élèves de Première L1
 participant à ce blog sont :



Marc
Yoann
Paul
Agathe B
Emmanuelle
Fanny
Perrine
Marine C
Aziliz
Tifenn
Yann
Marine D
Tiphaine
Hugo
Anthéa
Lola
Agathe P
Marion
Marianne
Morgane
Etienne
Romain
Hoel
Celine







pont-iroise.jpg

Le Pont de l'Iroise à BREST

Source photo : http://www.kamaxx.com/jdlf/img/photos/4884_1.jpg

Publié dans : Présentations - Actualités - Par Première L1
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Dimanche 14 octobre 2007 7 14 /10 /Oct /2007 18:48

  A lire :

en guise de préface à ce blog

et d'explication du projet qui l'anime,

un article très intéressant de Jean-Marie Gleize sur la « crise » de la poésie :

 

La poésie morte ou vive

 

http://www.erudit.org/revue/etudfr/1991/v27/n1/035839ar.pdf 


  
GLEIZE-Livre-lumiere-2--Patrick-Sainton---Bernard-Plossu.jpg  

 

Jean-Marie Gleize rappelle d'abord combien la poésie apparaît aux yeux de beaucoup comme un genre littéraire mort. Sous le titre «Le Dégoût de la poésie»., Le Nouvel Observateur en 1987 écrivait ainsi : «Entre des enseignants qui font rabâcher aux enfants les récitations, des universitaires qui dissèquent les vers, et des poètes qui se réfugient dans l'hermétisme, les Français ont perdu le goût de la poésie. » En 1989, la revue le Débat constatait : «La poésie, en tant que telle, n'a plus la présence sociale et le rayonnement public qu'elle avait encore en France, par exemple, au lendemain de la guerre [...] La poésie vivante d'aujourd'hui paraît absente dans la culture la plus vivante d'aujourd'hui, ou n'avoir qu'une présence clandestine, une influence marginale."

   

GLEIZE-Livre-lumiere-3--Patrick-Sainton---Bernard-Plossu.jpg  

Jean-Marie Gleize analyse les causes de cet effacement de la poésie : anémie de la publication, carence de la critique, confidentialité de la diffusion, mais aussi sacralisation du genre par l'école : « une survalorisation idéologique de la poésie (et du Poète, et du «poétique» en soi) qui peut fort bien aller de pair (qui va de pair) avec une absence de fréquentation effective. Il faudrait pouvoir dire ceci, analogiquement : les Français non lecteurs de poésie sont croyants, mais non pratiquants. Et comme l'image scolaire qu'ils ont conservée de la poésie ne semble en aucun point correspondre à ce qui se présente à eux lorsque d'aventure ils tombent sur de la poésie réelle d'aujourd'hui, ils en déduisent fort logiquement que: 1) la poésie est une simple valeur abstraite (indépendante de sa réalisation), 2) la poésie appartient sans doute à un passé révolu (dont on peut conserver la nostalgie). »

 

Il souligne cependant qu'il est dans la nature même de la poésie d'être en marge de la société : comme l'écrivait le poète Jacques Dupin: «Absente, la poésie l'a toujours été. L'absence est son lieu, son séjour, son lot. Platon l'a chassée de la République. Elle n'y est jamais retournée. Elle n'a jamais eu droit de cité. Elle est dehors. Insurgée, dérangeante toujours, plongée dans un sommeil actif, une inaction belliqueuse, qui est son vrai travail dans la langue et dans le monde, envers et contre tous, un travail de transgression et de fondation de la langue.»

 

Jean-Marie Gleize décrit aussi des phénomènes récents qui ont tenté de redonner à la poésie une existence sociale : notamment la «poésie sonore» et le retour au lyrisme.

   

GLEIZE-Livre-lumiere1--Patrick-Sainton---Bernard-Plossu.jpg  

Optimiste, il conclut à propos de la poésie :

« Sa vitalité (je reprends le topos à mon compte) et la richesse des oeuvres produites sont incontestables. Sa marginalisation sociale aussi. La stratégie du retour à un paradis perdu de la transparence, du bon sens musical ou prosodique a toutes chances de n'être qu'un spasme réactionnaire sans lendemain et, surtout, sans aucun effet salvateur (autre que très conjoncturel). La restauration du passé n'est porteuse d'aucun avenir, d'aucune solution.

Sur ce point, c'est en dehors de la poésie que pourrait se situer une lueur d'espoir : on peut imaginer une formation des lecteurs (à l'Ecole et/ou en dehors d'elle) aux différents langages contemporains (aux arts plastiques, à la musique, à la poésie). Pourquoi pas? Il n'est pas insensé de croire qu'on peut modifier une image, informer, enseigner, apprendre à lire. Il y faut du temps. Nous croyons savoir que la solitude n'est pas incompatible avec le fait d'écrire. C'est peut-être l'un des sens de l'affirmation d'Yves Bonnefoy : «La poésie est loin de sa demeure possible».

 

 

GLEIZE-livre-lumiere.jpg  

Illustrations extraites du livre D'où vient la lumière
, encres de Patrick Sainton, photos de Bernard Plossu, texte de Jean-Marie Gleize, co-édité par le Musée Réattu à Arles, et Images en Manoeuvre éditions, Marseille, 2004

(Source images :
www.documentsdartistes.org)

Publié dans : Présentations - Actualités - Par Première L1
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recommander

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés