
i-voix
un espace de lecture et d'écriture,
de création et d'échange autour de la littérature,
par des lycéens du Lycée de l'Iroise à Brest (France)
et du Liceo Cecioni à Livorno (Italie)
dans le cadre d'un projet eTwinning.


.gif)




.gif)

Les Premières L1 2007-2008 du Lycée de l'Iroise
vous invitent à embrasser l'aube d'été...
(Rimbaud par Ernest Pignon-Ernest)
Elle est retrouvée.
Quoi ? - L'Éternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
Arthur Rimbaud
(Rimbaud par Ernest Pignon-Ernest)
Le bleu quand il n'est pas bleu,
Est mélodie, symphonie de cailloux,
Le terne adulte lapidé.
Cailloux cailloux cailloux...
Je veux bleuir de mes yeux délavés
Le caillou de mon enfance...
Poème de Marine D à la manière de J-P Siméon
"Une fleur qui me dit son nom" : photos d'Agathe B et Fanny
Tous les matins mes rêves bourdonnent et se cognent,
J'ai trop de cerfs-volants dans la tête,
Et de musique sous les ongles.
Mes yeux sont lourds, je confonds le jour et l'amour.
Alors je suis passée voir la mer,
Me rappeler comment c'était hier.
Arborescente,
Adolescente.
Poème de Marine C à la manière de J-P Siméon
Quand
les lumières s'éteignent
et se rallument aux yeux du monde
un jour de plus
même le tintement de l'eau
au bord du trottoir nu
te dira ce qu'il faut faire
si l'énigme se creuse
Quand le bonheur
irrationnel
s'empare
les rumeurs mordent l'herbe
à grands coups de syllabes
et l'heure tourne
Poème de Marion à la manière de J-P Siméon
Centon de Marianne d'après R. Char
Rose photographiée par Marianne
Merci à tous
et à bientôt pour de nouvelles aventures...
Le
blog voix-iroise
des
Premières L1 2007-2008
du Lycée de l'Iroise à Brest
=
23 lycéens
+
Arthur Rimbaud
+
9 recueils contemporains
+
d'autres poètes encore...
=
5758 commentaires,
des lettres, des courriers, des mails,
des échanges, des rencontres,
des ateliers d'écriture...
=
75 351 visiteurs
du 14-10-07 au 29-06-08
=
270 705 pages lues
du 14-10-07 au 29-06-08
=
des pluies de roses crachées ...
et beaucoup de souvenirs partagés...
Pendant le bac de français,
la poésie continue ...

Voici un pastiche de Bernard Friot,
un poème griffonné par Tifenn dans la salle d'attente
juste avant de passer l'oral du bac de français :
*
Je n’ai pas peur des mots
Ni du grain de folie laissé par l’écrivain au creux du
O
Je jongle avec lui
Je caresse aussi formes du M
Du bout des doigts sur la ligne de l’horizon
Parfois Assise sur la crête du T
Je m’arrête, regarder l’infini d’un soir d’été
Une aiguille, un fil d’or et je couds le M, le O et le
T
*

L'ombre a tiré ses draps
les pluies tombent sur des villes muettes.
Le silence a son geste le plus clair
et la nuit ses branches les plus douces.
Les papillons du soir font une neige lente.
Quand la ville s'oublie à l'épaule du vent,
le ciel, ses bannières, la cime des vents
voilà la forme de ma joie.
Londres, vendredi apr-midi,
Reviens, reviens, cher ami, seul ami, reviens. Je te jure que je serai bon. Si j' étais maussade avec toi, c'est une
plaisanterie où je me suis entêté, je m' en repens plus qu'on ne peut dire. Reviens ce sera bien oublié. Quel malheur que tu aies cru à cette plaisanterie. Voilà deux jours que je ne cesse de
pleurer. Reviens. Sois courageux, cher ami. Rien n'est perdu. Tu n'as qu'à refaire le voyage. Nous revivrons ici bien courageusement, patiemment. Ah, je t'en supplie. C'est ton bien d'ailleurs.
Reviens, tu retrouveras toutes tes affaires. J'espère que tu sais bien à présent qu'il n'y avait rien de vrai dans notre discussion, l'affreux moment ! Mais toi, quand je te faisais signe de
quitter le bateau, pourquoi ne venais-tu pas? Nous avons vécu deux ans ensemble pour arriver à cette heure là ! Que vas-tu faire? Si tu ne veux pas revenir ici, veux-tu que j'aille te trouver
où tu es?
Oui c'est moi qui ai eu tort.
Oh tu ne m'oublieras pas, dis ?
Non tu ne peux pas m'oublier.
Moi je t'ai toujours là.
Dis, réponds à ton ami, est-ce que nous ne devons plus vivre ensemble ?
Sois courageux. Réponds-moi vite.
Je ne puis rester ici plus longtemps.
N'écoute que ton bon cœur.
Vite, dis si je dois te rejoindre.
À toi toute la vie.
Rimbaud.
Vite, réponds, je ne puis rester ici plus tard que lundi soir. Je n'ai pas encore un penny, je ne puis mettre ça à la
poste. J'ai confié à Vermersch tes livres et tes manuscrits.
Si je ne dois plus te revoir, je m'engagerai dans la marine ou l'armée.
Ô reviens, à toutes les heures je repleure. Dis-moi de te retrouver, j'irai, dis-le moi, télégraphie-moi — Il faut que je parte lundi soir, où vas-tu, que veux-tu
faire ?

La maison en tronc de chêne
La maison de glace
La maison en perles d’eau
La maison en soi
La maison de miel
La maison en fil de fer
La maison faite d’écorce
La maison en bouts de chiffon
La
maison en larme de cristal
La maison de flammes
La maison en aiguille
La maison de moquette
La Maison en forme de cercueil
.La maison en trop de maux.
La maison d'illusion
La maison de fumée
La maison en fils de coton
La maison de
sable
La maison en échardes
La maison de verre

etc
Bismarck médite. Son petit index crochu chemine, sur le vélin, du Rhin à la Moselle, de la Moselle à la Seine ; de l'ongle il a rayé imperceptiblement le papier autour de Strasbourg ; il passe outre.
À Sarrebruck, à Wissembourg, à Woerth, à Sedan, il tressaille, le petit doigt crochu : il caresse Nancy, égratigne Bitche et Phalsbourg, raie Metz, trace sur les frontières de petites lignes brisées et s'arrête…
Triomphant, Bismarck a couvert de son index l'Alsace et la Lorraine ! Oh ! sous son crâne jaune, quels délires d'avare ! Quels délicieux nuages de fumée répand sa pipe bienheureuse !
**
Bismarck médite, Tiens ! un gros point noir semble arrêter l'index frétillant. C'est Paris.
Donc, le petit ongle mauvais, de rayer, de rayer le papier, de ci, de là, avec rage, enfin, de s'arrêter… Le doigt reste là, moitié plié, immobile.
Paris Paris ! Puis, le bonhomme a tant rêvé l'œil ouvert que, doucement, la somnolence s'empare de lui : son front se penche vers le papier ; machinalement, le fourneau de sa pipe, échappée à ses lèvres, s'abat sur le vilain point noir…
Hi ! povero ! en abandonnant sa pauvre tête, son nez, le nez de M. Otto de Bismarck, s'est plongé dans le fourneau ardent. Hi ! povero ! va povero ! dans le fourneau incandescent de la pipe… hi ! povero ! Son index était sur Paris ! Fini, le rêve glorieux !
**
Le rêve de bismarck (Fantaisie)
Il était si fin, si spirituel, si heureux, ce nez de vieux premier diplomate !
Cachez, cachez ce nez !
Eh bien ! mon cher, quand, pour partager la choucroute royale, vous rentrerez au palais (…) avec des crimes de… dame (…) dans l'histoire, vous porterez éternellement votre nez carbonisé entre vos yeux stupides !
Voilà ! Fallait pas rêvasser !"
Article paru dans « le Progrès des Ardennes » du 25 novembre 1870)
Presque 138 ans après sa parution dans Le Progrès des Ardennes un texte de Rimbaud a été retrouvé par un cinéaste belge, Patrick
Taliercio. Celui-ci voulait faire un documentaire sur le poète et en farfouillant chez un bouquiniste a découvert un numéro du Progrès des Ardennes usé et ébréché. En feuilletant le journal, il a
découvert un article daté du 25 novembre 1870 signé par Jean Baudry, pseudonymes qu'il apprendra plus tard, être utilisé par Rimbaud du temps où il rêvait de devenir journaliste.
Avant d'être découvert, cet article a parcouru de nombreux salons littéraires, car son ancien propriétaire (le bouquiniste ) souhaitait se débarrasser des numéros du quotidien "Le Progrès des Ardennes " en sa possession. Des milliers de personnes on certainement vu ses journaux sans s'y interesser alors qu'il renfermait l'une des nombreuses oeuvres d'un des plus grands poètes de la littérature Française.

« On savait (par son ami Delahaye) que Rimbaud avait écrit un texte sur Bismarck sous ce pseudonyme et qu’il l’avait proposé au Progrès. Mais a priori personne ne savait qu’il avait effectivement été publié… »
Le mardi 27 mai
2008,
les Premières L1 du lycée de l'Iroise
se sont rendus à la Petite librairie à Brest.

Ils ont tenté d'y assouvir leur soif de poésie...
Chacun en est reparti avec un recueil de son choix.
Voici les livres retenus...
Marc
RAYMOND FEDERMAN : Future concentration
Agathe B
JACQUES POULAIN : Salut à ceux qui vivent
Yoann
GEORGES PERROS : Papiers
collés II
Paul
LORD BYRON : Poèmes
Emmanuelle
BERNARD FRIOT : Pour vivre
Perrine
DAVID DUMORTIER : Mehdi met
du rouge à lèvres
Aziliz
CHRISTOPHE HARDY : La poésie japonaise
Hoel
ALLEN GINSBERG : Howl
MARINE C
ALAIN SERRES : Encore un coquelicot
Tifenn
BERNARD FRIOT : Pour vivre
Yann
GEORGES PERROS : Papiers
collés
Romain
JACQUES VANDENSCHRICK : Traversant les assombries
Marine D
JULIA SAENSEN : Segments de plomberie aléatoire
Tiphaine
JEAN-CLAUDE DUBOIS : Leurs adorables
Anthéa
RACHID KORAÏCHI : La poésie
algérienne
Agathe P
JORGE LUIS BORGES : Treize poèmes
Marion
CARLA DEMIERRE : Avec ou sans
la langue ?
Marianne
FRANCIS RICARD : En un seul
souffle
Morgane
MICHEL LUNEAU : Transmission de pensées
Etienne
ALLAIN GLYKOS : Les lécheurs de pierres
Celine
JACQUES BOREL : Ombres et
dieux

| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires