Présentations - Actualités

Dimanche 28 septembre 2008





L'aventure continue sur

i-voix



un espace de lecture et d'écriture,

de création et d'échange autour de la littérature,


par des lycéens du Lycée de l'Iroise à Brest (France)

et du Liceo Cecioni à Livorno (Italie)

dans le cadre d'un projet eTwinning.















Par Première L1
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Lundi 30 juin 2008

 

Les Premières L1 2007-2008 du Lycée de l'Iroise

vous invitent à embrasser l'aube d'été...




(Rimbaud par Ernest Pignon-Ernest)



Elle est retrouvée.
Quoi ? - L'Éternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.

Arthur Rimbaud




(Rimbaud par Ernest Pignon-Ernest)




Le bleu quand il n'est pas bleu,
Est mélodie, symphonie de cailloux,
Le terne adulte lapidé.

 

 

Cailloux cailloux cailloux...

 

 

 

Je veux bleuir de mes yeux délavés
Le caillou de mon enfance...

 

Poème de Marine D à la manière de J-P Siméon

 

 

"Une fleur qui me dit son nom" : photos d'Agathe B et Fanny




Tous les matins mes rêves bourdonnent et se cognent,

J'ai trop de cerfs-volants dans la tête,

Et  de musique sous les ongles.

Mes yeux sont lourds, je confonds le jour et l'amour.


Alors je suis  passée voir la mer,

Me rappeler comment c'était hier.



Arborescente,

          Adolescente.



Poème de Marine C à la manière de J-P Siméon

 

 

 

 


 


Quand
les lumières s'éteignent
et se rallument aux yeux du monde
un jour de plus

même le tintement de l'eau
au bord du trottoir nu
te dira ce qu'il faut faire
si l'énigme se creuse

     
   Quand le bonheur irrationnel 
                           s'empare

les rumeurs mordent l'herbe
à grands coups de syllabes
et l'heure tourne

 

Poème de Marion à la manière de J-P Siméon



 


      
             




Tu es pressé d'écrire,

Comme si tu étais en retard sur la vie.
Hâte toi.
Hâte toi de transmettre
Ta part de merveilleux, de rébellion, de bienfaisance.

Effectivement tu es en retard sur la vie,
La vie inexprimable,
La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t'unir.
Tu as été créé pour des moments peu communs.
Modifie-toi, disparais sans regret
Au gré de la rigueur suave.
Sans interruption,
Sans égarement.

Essaime la poussière.
Nul ne décèlera votre union.


 

 





Centon de Marianne d'après R. Char
Rose photographiée par Marianne

 

 

 

 

Merci à tous 

et à bientôt pour de nouvelles aventures...

 


 

 


Par Première L1
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Dimanche 29 juin 2008

 

Le blog  voix-iroise
des Premières L1 2007-2008
du Lycée de l'Iroise à Brest


 

=

23 lycéens
+
Arthur Rimbaud
+
9 recueils contemporains
+
d'autres poètes encore...

 

 

=

259 jours d'ouverture

 

 

=

1971 articles publiés


=

5758
commentaires,

des lettres, des courriers, des mails,

des échanges, des rencontres, des ateliers d'écriture...


=

75 351 visiteurs
 du 14-10-07 au 29-06-08


=

270 705 pages lues
du 14-10-07 au 29-06-08


=

des pluies de roses crachées ...

 

 

 


et beaucoup de souvenirs partagés...

 

 

 


Par Première L1
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Dimanche 15 juin 2008


Pendant le bac de français,
la poésie continue ...







Voici un pastiche de Bernard Friot,
un poème griffonné par Tifenn dans la salle d'attente 
juste avant de passer l'oral du bac de français :


*



 
Je n’ai pas peur des mots
Ni du grain de folie laissé par l’écrivain au creux du O
Je jongle avec lui
Je caresse aussi formes du M
Du bout des doigts sur la ligne de l’horizon
Parfois Assise sur la crête du T
Je m’arrête, regarder l’infini d’un soir d’été
Une aiguille, un fil d’or et je couds le M, le O et le T

*




Par Première L1
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Mercredi 11 juin 2008













Assez vu. La vision s'est rencontrée à tous les airs.

Assez eu. Rumeurs des villes, le soir, et au soleil, et toujours.

Assez connu. Les arrêts de la vie.  Ô Rumeurs et Visions!

Départ dans l'affection et le bruit neufs !





 

L'ombre a tiré ses draps

les pluies tombent sur des villes muettes.

Le silence a son geste le plus clair

et la nuit ses branches les plus douces.

Les papillons du soir font une neige lente.

Quand la ville s'oublie à l'épaule du vent,

le ciel, ses bannières, la cime des vents

voilà la forme de ma joie.





(article de Tiphaine)
Par Première L1
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Mardi 10 juin 2008

 




Londres, vendredi apr-midi,

 

   Reviens, reviens, cher ami, seul ami, reviens. Je te jure que je serai bon. Si j' étais maussade avec toi, c'est une plaisanterie où je me suis entêté, je m' en repens plus qu'on ne peut dire. Reviens ce sera bien oublié. Quel malheur que tu aies cru à cette plaisanterie. Voilà deux jours que je ne cesse de pleurer. Reviens. Sois courageux, cher ami. Rien n'est perdu. Tu n'as qu'à refaire le voyage. Nous revivrons ici bien courageusement, patiemment. Ah, je t'en supplie. C'est ton bien d'ailleurs. Reviens, tu retrouveras toutes tes affaires. J'espère que tu sais bien à présent qu'il n'y avait rien de vrai dans notre discussion, l'affreux moment ! Mais toi, quand je te faisais signe de quitter le bateau, pourquoi ne venais-tu pas? Nous avons vécu deux ans ensemble pour arriver à cette heure là ! Que vas-tu faire? Si tu ne veux pas revenir ici, veux-tu que j'aille te trouver où tu es?
 
 Oui c'est moi qui ai eu tort.
 
 Oh tu ne m'oublieras pas, dis ?
 
 Non tu ne peux pas m'oublier.
 
 Moi je t'ai toujours là.
 
 Dis, réponds à ton ami, est-ce que nous ne devons plus vivre ensemble ?
 
 Sois courageux. Réponds-moi vite.
 
 Je ne puis rester ici plus longtemps.
 
 N'écoute que ton bon cœur.
 
 Vite, dis si je dois te rejoindre.
   À toi toute la vie.

 Rimbaud.      

   Vite, réponds, je ne puis rester ici plus tard que lundi soir. Je n'ai pas encore un penny, je ne puis mettre ça à la poste. J'ai confié à Vermersch tes livres et tes manuscrits.
 
 Si je ne dois plus te revoir, je m'engagerai dans la marine ou l'armée.
   Ô reviens, à toutes les heures je repleure. Dis-moi de te retrouver, j'irai, dis-le moi, télégraphie-moi Il faut que je parte lundi soir, où vas-tu, que veux-tu faire ?

Par Première L1
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Jeudi 5 juin 2008
Le blog Voix-Iroise
a le plaisir de vous faire-part
de la naissance d'un blog
petit-cousin à la mode de Bretagne :

http://voix-elorn.over-blog.com

Des Secondes du Lycée de l'Elorn à Landerneau
y exposent les travaux poétiques qu'ils ont réalisés
à partir du recueil de Linda Maria BAROS
La Maison en lames de rasoir


Par exemple :




La maison de feu
Ma maison en terre
 
La bonbonnière cousue de couleurs

La maison en tronc de chêne
La maison de glace

Mon palais en bambou
La maison de cendre
La maison aux fougères enfouies
La maison de roche mortuaire
La grotte de papier
La maison en éclats de verre
La maison de là-bas
La maison de plume
La maison en copeaux de verre

La maison en perles d’eau

La maison en soi

La maison de miel
La maison en fil de fer



La maison faite d’écorce
 
La maison en bouts de chiffon

La maison en larme de cristal
  La maison de flammes
La maison en aiguille
 La maison de moquette
La Maison en forme de cercueil

 .La maison en trop de maux.
La maison d'illusion
La maison de fumée
La maison en fils de coton
La maison de sable
  La maison en échardes
La maison de verre



etc



Bon voyage
dans ce quartier poétique original...



Par Première L1
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Jeudi 29 mai 2008
Le rêve de bismarck ( Fantaisie )

" C'est le soir. Sous sa tente, pleine de silence et de rêve, Bismarck, un doigt sur la carte de France, médite ; de son immense pipe s'échappe un filet bleu.

Bismarck médite. Son petit index crochu chemine, sur le vélin, du Rhin à la Moselle, de la Moselle à la Seine ; de l'ongle il a rayé imperceptiblement le papier autour de Strasbourg ; il passe outre.

À Sarrebruck, à Wissembourg, à Woerth, à Sedan, il tressaille, le petit doigt crochu : il caresse Nancy, égratigne Bitche et Phalsbourg, raie Metz, trace sur les frontières de petites lignes brisées et s'arrête…

Triomphant, Bismarck a couvert de son index l'Alsace et la Lorraine ! Oh ! sous son crâne jaune, quels délires d'avare ! Quels délicieux nuages de fumée répand sa pipe bienheureuse !


**

Bismarck médite, Tiens ! un gros point noir semble arrêter l'index frétillant. C'est Paris.

Donc, le petit ongle mauvais, de rayer, de rayer le papier, de ci, de là, avec rage, enfin, de s'arrêter… Le doigt reste là, moitié plié, immobile.

Paris Paris ! Puis, le bonhomme a tant rêvé l'œil ouvert que, doucement, la somnolence s'empare de lui : son front se penche vers le papier ; machinalement, le fourneau de sa pipe, échappée à ses lèvres, s'abat sur le vilain point noir…

Hi ! povero ! en abandonnant sa pauvre tête, son nez, le nez de M. Otto de Bismarck, s'est plongé dans le fourneau ardent. Hi ! povero ! va povero ! dans le fourneau incandescent de la pipe… hi ! povero ! Son index était sur Paris ! Fini, le rêve glorieux !


**

Le rêve de bismarck (Fantaisie)
Il était si fin, si spirituel, si heureux, ce nez de vieux premier diplomate !

Cachez, cachez ce nez !

Eh bien ! mon cher, quand, pour partager la choucroute royale, vous rentrerez au palais (…) avec des crimes de… dame (…) dans l'histoire, vous porterez éternellement votre nez carbonisé entre vos yeux stupides !

Voilà ! Fallait pas rêvasser !"

Jean Baudry "



Article paru dans « le Progrès des Ardennes » du 25 novembre 1870)

Presque 138 ans après sa parution dans Le Progrès des Ardennes un texte de Rimbaud a été retrouvé par un cinéaste belge, Patrick Taliercio. Celui-ci voulait faire un documentaire sur le poète et en farfouillant chez un bouquiniste a découvert un numéro du Progrès des Ardennes usé et ébréché. En feuilletant le journal, il a découvert un article daté du 25 novembre 1870 signé par Jean Baudry, pseudonymes qu'il apprendra plus tard, être utilisé par Rimbaud du temps où il rêvait de devenir journaliste.

    Avant d'être découvert, cet article a parcouru de nombreux salons littéraires, car son ancien propriétaire (le bouquiniste ) souhaitait se débarrasser des numéros du quotidien "Le Progrès des Ardennes " en sa possession. Des milliers de personnes on certainement vu ses journaux sans s'y interesser alors qu'il renfermait l'une des nombreuses oeuvres d'un des plus grands poètes de la littérature Française.



« On savait (par son ami Delahaye) que Rimbaud avait écrit un texte sur Bismarck sous ce pseudonyme et qu’il l’avait proposé au Progrès. Mais a priori personne ne savait qu’il avait effectivement été publié… »


Par Paul & Tifenn
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Mercredi 28 mai 2008

Le mardi 27 mai 2008,
les Premières L1 du lycée de l'Iroise
se sont rendus à la Petite librairie à Brest.



Ils ont tenté d'y assouvir leur soif de poésie...





Chacun en est reparti avec un recueil de son choix.
Voici les livres retenus...



 


Marc

RAYMOND FEDERMAN : Future concentration


Agathe B

JACQUES POULAIN : Salut à ceux qui vivent

 

 




Yoann

GEORGES PERROS : Papiers collés II





Paul

LORD BYRON : Poèmes


 





Emmanuelle

BERNARD FRIOT : Pour vivre






Perrine

DAVID DUMORTIER : Mehdi met du rouge à lèvres

 


Aziliz

CHRISTOPHE HARDY : La poésie japonaise



Hoel

ALLEN GINSBERG : Howl







 

MARINE C

ALAIN SERRES : Encore un coquelicot

 





Tifenn

BERNARD FRIOT : Pour vivre




Yann

GEORGES PERROS : Papiers collés



Romain

JACQUES VANDENSCHRICK : Traversant les assombries




 

Marine D

JULIA SAENSEN : Segments de plomberie aléatoire






Tiphaine

JEAN-CLAUDE DUBOIS : Leurs adorables








Anthéa

RACHID KORAÏCHI : La poésie algérienne







Agathe P

JORGE LUIS BORGES : Treize poèmes






Marion

CARLA DEMIERRE : Avec ou sans la langue ?








Marianne

FRANCIS RICARD : En un seul souffle






Morgane


MICHEL LUNEAU : Transmission de pensées

 


 

Etienne

ALLAIN GLYKOS : Les lécheurs de pierres




Celine

JACQUES BOREL : Ombres et dieux







Les blogueurs de VOIX-IROISE
remercient la Petite Librairie pour son accueil.
A bientôt.





Par Première L1
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Samedi 10 mai 2008
Ceci est un
Tableau de Magritte





Ceci n'est pas de la poésie
mais la bande-annonce parodique
d'une adaptation du roman d'Horace Mac Coy
On achève bien les chevaux
par des Premières L1 du Lycée de l'Iroise à Brest



Par Marine C - Agathe P - Marianne - Emmanuelle
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Mercredi 7 mai 2008
Les Premières L1 de l'Iroise à Brest
qui ont organisé une manif poétique en mars



adressent leur soutien
aux lycéens du Lycée Van Dongen à Lagny-Sur-Marne



qui, engagés dans le mouvement lycéen,
mènent actuellement un blocus poétique de l'établissement
sur leurs blogs de classe
Van Dongen 7
et
Van Dongen 11




Depuis Victor Hugo :

"Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent"

jusqu'à
Lamissjuju :

"Sur nos pancartes déployées,
Et par le pouvoir des mots,
Nous te demandons,
Liberté."








("Poèmes-slogans" inspirés de Jean-Claude Pirotte)


Par Première L1
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Mercredi 7 mai 2008
A LIRE

dans Ouest-France du 6 mai 2008
un article qui salue

le succès du blog voix-iroise
(déjà plus de 50 000 visiteurs),

"l'originalité du projet" qui "démontre
combien internet peut contribuer à l'enseignement du français",

"les talents" que les élèves "ont su exprimer"
notamment par de "fascinants couper-copier-coller"
...



Pour lire l'article dans son intégralité, cliquer ICI.


A VOIR :

toutes les photos de la rencontre avec Patricia Castex-Menier


Pour voir l'album-photos, cliquer ICI.

Par Première L1
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