Mon fils pose devant moi sa palette de couleurs
Et me demande de lui dessiner un oiseau
Je plonge le pinceau dans la couleur grise
Et lui dessine un carré
Avec des barreaux et un cadenas
Mon fils me dit tout surpris
Mais c'est une prison, père,
Ne sais-tu donc pas dessiner un oiseau?
Je lui dis: Mon fils, excuse-moi,
Je ne sais plus comment sont faits les oiseaux
(...)
Mon fils s'assoit sur le bord de mon lit
Et me demande de lui réciter un poème
Je verse une larme sur l'oreiller
Il la ramasse et me dit:
Mais c'est une larme, père, et non un poème.
Je lui dis:
Quand tu seras grand
Et que tu liras la somme de la poésie arabe,
Tu sauras que le mot et la larme sont frêres et soeurs
Et que le poème arabe
N'est qu'une larme qui coule entre les doigts
Mon fils pose devant moi sa boîte de couleurs
Et me demande de lui dessiner une patrie
Le pinceau tremble dans ma main
Et je fond en larmes.
Ici l'auteur dénonce l'occupation israëlienne en Syrie. Ce poème est vraiment boulversant( bien sûr c'est un extrait, ceux qui le lise ne le ressentent sans doute pas de la même façon)
Par yoann
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Tu te meures tu l'oublies
Aujourd'hui sans vie tu le sais, tu te dis
Une simple lueur aurait suffi.
L'écorce sanglante rappelle le temps passé
Toujours à tenter d'oublier,
espoir immonde, ombre, hécatombe
La terre tremble,
les feuilles rient
L’ange déchu a l’âme meurtrie.
Le soleil pleure, la lune tombe
Dans un coin sombre du paradis…
[source image oubliée]
Par Céline
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éloge de l'autre
*
Celui qui marche d'un pas lent dans la rue de l'exil
C'est toi
C'est moi
Regarde-le bien, ce n'est qu'un homme
Qu'importe le temps, la ressemblance, le sourire au
bout des larmes l'étranger a toujours un ciel froissé
au fond des yeux
Aucun arbre arraché
Ne donne l'ombre qu'il faut
Ni le fruit qu'on attend
La solitude n'est pas un métier
Ni un déjeuner sur l'herbe
Une coquetterie de bohémiens
Demander l'asile est une offense
une blessure avalée avec l'espoir qu'un jour
On s'étonnera d'etre heureux ici ou la bas
Par Tifenn
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*********
******
*******
Fée de cristal Sur nid de toile ***
Poudre d'*escampette* dans la
tête
Fées trop furtives s'ennivrent
Voeux exaucés , souhaits imaginés *******
mon Âme sera t-elle libérée?
* * *
Pluies de roses
Poème de Yohann
lu par les Brigades d'Intervention Poétique
CLIQUER SUR L'IMAGE
POUR AVOIR LE SON :
Source
image : tableau d'Alain Carpentier
Les rêveries maudites se glissent dans le froid sommeil
tandis
Que l'Etang rouge foisonne d'étoiles sans vies.
Des rives, les massifs amassent leurs corps dispersés
Que les charognards, aveugles, cueillent avec espoir.
L'ombre infime du temps s'allie avec la chaleur du soleil,
Les douces terminaisons de la terre crachent des pluies de roses
Alors que l'éclatement des songes, furtif,
Vient déranger de leurs routes les douces poussières de ce monde
Qui elles dansent avec les larmes de feu.
Par Première L1
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La femme fleur
*
ceinturée de pétales
Et couverte d'éclats vermeils
tu ouvres mes yeux
à travers tes paupières
Sur le printemps des morts
Par Tifenn
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Triolet au visage
*
Aux doigts dessinant un visage
Viennent les mains se
réfugier
Dans le trait tremblé d’un mirage
Aux doigts dessinant
Contre la buée de
vitrage
D’un revers de manche effacée
Aux doigts dessinant un visage
Viennent les mains se réfugier.
Par Tifenn
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http://www.areyougame.eu/images/29167_Favole_Witch.jpg
Ah ! Maudite sorcière au sortilège infâme
Tu as
tout consommé, ma vie, mon corps, mon âme
Et dans une envolée de sinistre mémoire,
Enfourchant ton balai, tu m'as laissé sans gloire.
Va ! Chevauche les cieux sur ta vile
monture
Tourmente d'autres coeurs perdus, je n'en
ai cure.
Et ne t'avise pas de revenir
céans
Car je t'accueillerai d'un lourd regard
cinglant.
Tu avais l'apparence et le goût de l'Amour
Mais le masque est tombé, je t'ai vue au grand
jour
Et mes yeux éplorés devant tant de
bassesse
Se sont écarquillés d'horreur et de
tristesse.
Que les astres sacrés que parfois tu invoques
Transforment ta parure en misérables loques,
Semant au firmament, en poussière d'étoiles
Ta carcasse éthérée pourrissant dans ses voiles.
Ce poème provient, me semble-t'il, du site http://lespoetes.net/ .
J'aime ce poème car il est sombre et toujours un peu du même registre; triste et mélancolique.
De plus on retrouve une écriture de qualité, par la richesse du vocabulaire employé (cf: "cure", "céant", "cinglant", "éplorés", "firmament", "éthérée"), mais aussi par la beauté
et la musicalité des rimes plates, toujours présentes.
Par Céline
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Voilà un slam que j'ai écrit tout récement dans le cadre du jeu en ligne auquel mon chéri et moi
jouons : Ogame.
Le principe est simple se constituer une flotte spaciale et attaquer les autres joueurs.Lorsqu'un raid ( une attaque ) est bien reussie et offre un beau bénéfice de ressources on le poste sur des
forums et on l'introduit par ce que l'on appel un RP ( Rôle Play ) une sorte d'histoire.
Il était une fois dans une lointaine contrée,
Hyrule
pour ne pas la nommer,
Ce truc, Le triangle sacré,
Gna, gna,
gna, bla, bla, bla,
Vous connaissez la suite,
J'aime
pas m'répéter.
Bref il y avait parmi tous les seigneurs,
Une
vingtaine de joyeux lurons,
Un guerrier stellaire (Whouaaa !),
Son
pseudo: Ela.
Comme un slogan,
Destructeur, bagarreur, rageur, ravageur.
Taillé
dans le métal le plus dur,
Dans le cristal le plus pur,
Identique
à ses vaisseaux,
Légendes de batailles.
Pour
résumer un mec,
Qui aime plomber.
C'est sur
comme ça il fait bête et méchant,
Mais foi d'animal, intêrets de Mip, d'edlm et de nanite.
Sorti de
la guerre des étoiles,
C'est un parfait chéri pour elle,
Qui
l'aide tapie dans l'ombre.
Pour faire court un monstre de guerre,
(Parfois
de bière.)
Un chéri accompli.
Et comme
pour clamer sa puissance,
Monsieur a sa petite fierté,
Il aime
démontrer,
Par A+ B,
Einstein
galactique,
Par un raid,
Qu'il
reste au niveau. Un des meilleurs.
Tel ne fut pas le désarroi de Syhlx,
Un membre
des alpha,
Lorsqu'il vit foncer,
Cette
torpille, ce missile.
(N'y voyez rien de sexuel)
L'alpha
fût détruit et Ela encore gagna.
En gros, il va encore se la péter,
Et dans
un ultime sourire dentifrice ( Yeah! Baby! ) clamer:
FORCE-SAGESSE-COURAGE
(à prendre au second degré)
Par Marine.D
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