Poésie en liberté

Jeudi 5 juin 2008

Mon fils pose devant moi sa palette de couleurs

Et me demande de lui dessiner un oiseau

Je plonge le pinceau dans la couleur grise

Et lui dessine un carré

Avec des barreaux et un cadenas

Mon fils me dit tout surpris

Mais c'est une prison, père,

Ne sais-tu donc pas dessiner un oiseau?

Je lui dis: Mon fils, excuse-moi,

Je ne sais plus comment sont faits les oiseaux

(...)

Mon fils s'assoit sur le bord de mon lit

Et me demande de lui réciter un poème

Je verse une larme sur l'oreiller

Il la ramasse et me dit:

Mais c'est une larme, père, et non un poème.

Je lui dis:

Quand tu seras grand

Et que tu liras la somme de la poésie arabe,

Tu sauras que le mot et la larme sont frêres et soeurs

Et que le poème arabe

N'est qu'une larme qui coule entre les doigts

Mon fils pose devant moi sa boîte de couleurs

Et me demande de lui dessiner une patrie

Le pinceau tremble dans ma main

Et je fond en larmes.





Ici l'auteur dénonce l'occupation israëlienne en Syrie. Ce poème est vraiment boulversant( bien sûr c'est un extrait, ceux qui le lise ne le ressentent sans doute pas de la même façon)
Par yoann
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 1 juin 2008

JE SUIS COMME JE SUIS

Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Quand j'ai envie de rire
Oui je ris aux éclats
J'aime celui qui m'aime
Est-ce ma faute à moi
Si ce n'est pas le même
Que j'aime chaque fois
Je suis comme je suis
Je suis faite comme ça
Que voulez-vous de plus
Que voulez-vous de moi

Je suis faite pour plaire
Et n'y puis rien changer
Mes talons sont trop hauts
Ma taille trop cambrée
Mes seins beaucoup trop dur
s Et mes yeux trop cernés
Et puis après
Qu'est-ce que ça peut vous faire
Je suis comme je suis
Je plais à qui je plais

Qu'est-ce que ça peut vous faire
Ce qui m'est arrivé
Oui j'ai aimé quelqu'un
Oui quelqu'un m'a aimée
Comme les enfants qui s'aiment
Simplement savent aimer
Aimer aimer...
Pourquoi me questionner
Je suis là pour vous plaire
Et n'y puis rien changer
.

J'aime  tout particulièrement ce poème parce qu'il est simple , et réaliste
Et transmet une véritable message de respect et de sincérité.

Par lola
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 19 mai 2008
La valse à deux temps

C'est bien à ma guise madame que je vous écrase les pieds
C'est bien à ma bise madame que vos seins ont parlé
Cela fait,ô longtemps, que mes yeux ont flanché
Pour deux jeunes orphelins dissimulés sous votre corset

Je n'ai jamais été bon danseur
Je préfère, de loin, les habiles jongleurs

Etrange chose sur le droit côté
Une jolie rose tatouée
Mais ses épines sont bien trompeuses
On a jamais vu peau si genereuse

Serait-ce une illusion? Mon prénom en lettres jasmin
Ou bien votre parfum qui me monte à la tête
Qui me monte à la tête...

C'est la valse à deux temps
Que je chante au bon gré des passantes
Que danse à l'attrait des pendants
Que je ris au nez des maris

Ce n'est pas l'orchestre qui guide mes pas
mais les deux choristes que je vois ici- bas
Qui rebondissent en contretemps
ma bouche rêvée en culminant

La chanson n'est même pas terminée
qu'ils pointent déjà le bout de leur nez
Et mon coeur qui s'affolle
commande à mon bon la farandole

Il n'en faut pas plus pour que je la guide
hors de la salle, dire bonjour au grand rigide
Alors ni plus, ni moins mon bon chagrin
s'en est allé à d'autres cantons inexplorés

C'est la valse à deux temps
Que je chante au bon gré des passantes
Que je danse à l'attrait des pendants
Que je ris au nez des maris

J'ai cru que mon invitation serait inopportune
que les deux compagnons en auraient vite rancune
Mais il n'en est rien, vous sentez toujours le jasmin
Et cette rose tatouée sur le droit côté
Et cette rose tatouée qui ne demande qu'à être aimée

Vous savez, ils sont tellement adorables
Que de les laisser... je me serai senti coupable.


Par yann
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Recommander
Dimanche 18 mai 2008

Tu te meures tu l'oublies
Aujourd'hui sans vie tu le sais, tu te dis
Une simple lueur aurait suffi.
L'écorce sanglante rappelle le temps passé

Toujours à tenter d'oublier,

espoir immonde, ombre, hécatombe

La terre tremble, les feuilles rient

 

L’ange déchu a l’âme meurtrie.

Le soleil pleure, la lune tombe

 

Dans un coin sombre du paradis…



[source image oubliée]

Par Céline
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 8 mai 2008
Aujourd'hui j'ai jeté mon coeur à la mer.
Debout sur les rochers, j'étais face aux vagues,
de la main droite je l'ai arraché
avec l'espoir d'oublier toutes les fois
où les pansements se sont décollés
. .
j'ai essayé l'alcool à 90°
j'avais mal, ça brulait à l'intérieur, ça bouillonnait
. .
J'ai frappé .. très fort
.
La douleur s'est emplifiée, à mille à l'heure ce coeur battait,
..
encore.
J'ai couru jusqu'à la plage, en colère
j'arrivais pas à pleurer, à trouver une force d'extérioriser
alors face aux vagues, au tourbillon de la vie
j'ai tendu mon bras vers l'océan
j'ai arraché ma bague de la main droite
et j'ai réussi à pleurer, quelques larmes coulaient..
comme le ciel qui s'enervait
et deux minutes ont suffi à écrire sur le sable un mot,
regret
.
Je suis rentrée en marchant et j'ai pensé
..
La mélancolie me sert quand même à avancer
Il n'y avait personne,
j'ai lancé un vieux CD
et la vie recommençait
..
La terre ne peut pas s'arrêter de tourner
..

[photo perso.]
Par Agathe B
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 7 mai 2008

éloge de l'autre

*

Celui qui marche d'un pas lent dans la rue de l'exil
C'est toi
C'est moi
Regarde-le bien, ce n'est qu'un homme
Qu'importe le temps, la ressemblance, le sourire au
bout des larmes l'étranger a toujours un ciel froissé
au fond des yeux
Aucun arbre arraché
Ne donne l'ombre qu'il faut
Ni le fruit qu'on attend
La solitude n'est pas un métier
Ni un déjeuner sur l'herbe
Une coquetterie de bohémiens
Demander l'asile est une offense
une blessure avalée avec l'espoir qu'un jour
On s'étonnera d'etre heureux ici ou la bas

Par Tifenn
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 29 avril 2008

          *********              

             ******                   
 

              *******                            

Fée de cristal Sur nid de toile  ***
Poudre d'*escampette* dans la tête


Fées trop furtives s'ennivrent
Voeux exaucés , souhaits imaginés  *******
mon Âme sera t-elle libérée?

 

            *    *   *          

Par lola
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Mercredi 23 avril 2008

Pluies de roses

Poème de Yohann
lu par les Brigades d'Intervention Poétique


CLIQUER SUR L'IMAGE
POUR AVOIR LE SON :

 

 

 Source image : tableau d'Alain Carpentier





 

Les rêveries maudites se glissent dans le froid sommeil tandis 


Que l'Etang rouge foisonne d'étoiles sans vies. 


Des rives, les massifs amassent leurs corps dispersés 


Que les charognards, aveugles, cueillent avec espoir. 


L'ombre infime du temps s'allie avec la chaleur du soleil, 


Les douces terminaisons de la terre crachent des pluies de roses


Alors que l'éclatement des songes, furtif,


Vient déranger de leurs routes les douces poussières de ce monde 


Qui elles dansent avec les larmes de feu.

 

 

 

 

Par Première L1
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 21 avril 2008

La femme fleur
*
ceinturée de  pétales
Et couverte d'éclats vermeils
tu ouvres mes yeux
à travers tes paupières
Sur le printemps des morts

Par Tifenn
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 20 avril 2008

Triolet au visage
*
Aux doigts dessinant un visage
Viennent les mains se réfugier
Dans le trait tremblé d’un mirage
Aux doigts dessinant
Contre la buée de vitrage
D’un revers de manche effacée
Aux doigts dessinant un visage
Viennent les mains se réfugier.

Par Tifenn
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 20 avril 2008
http://www.areyougame.eu/images/29167_Favole_Witch.jpg






Ah ! Maudite sorcière au sortilège infâme

Tu as tout consommé, ma vie, mon corps, mon âme
Et dans une envolée de sinistre mémoire,
Enfourchant ton balai, tu m'as laissé sans gloire.


Va ! Chevauche les cieux sur ta vile monture
Tourmente d'autres coeurs perdus, je n'en ai cure.
Et ne t'avise pas de revenir céans
Car je t'accueillerai d'un lourd regard cinglant.


Tu avais l'apparence et le goût de l'Amour
Mais le masque est tombé, je t'ai vue au grand jour
Et mes yeux éplorés devant tant de bassesse 
Se sont écarquillés d'horreur et de tristesse.


Que les astres sacrés que parfois tu invoques
Transforment ta parure en misérables loques,
Semant au firmament, en poussière d'étoiles
Ta carcasse éthérée pourrissant dans ses voiles.

 






    Ce poème provient, me semble-t'il, du site http://lespoetes.net/ .
J'aime ce poème car il est sombre et toujours un peu du même registre; triste et mélancolique.
    De plus on retrouve une écriture de qualité, par la richesse du vocabulaire employé (cf: "cure", "céant", "cinglant", "éplorés", "firmament", "éthérée"), mais aussi par la beauté et la musicalité des rimes plates, toujours présentes.

Par Céline
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 18 avril 2008
Voilà un slam que j'ai écrit tout récement dans le cadre du jeu en ligne auquel mon chéri et moi jouons : Ogame.
Le principe est simple se constituer une flotte spaciale et attaquer les autres joueurs.Lorsqu'un raid ( une attaque ) est bien reussie et offre un beau bénéfice de ressources on le poste sur des forums et on l'introduit par ce que l'on appel un RP ( Rôle Play ) une sorte d'histoire.


Il était une fois dans une lointaine contrée,
Hyrule pour ne pas la nommer,
Ce truc, Le triangle sacré,
Gna, gna, gna, bla, bla, bla,
Vous connaissez la suite,
J'aime pas m'répéter.
Bref il y avait parmi tous les seigneurs,
Une vingtaine de joyeux lurons,
Un guerrier stellaire (Whouaaa !),
Son pseudo: Ela.
Comme un slogan,
Destructeur, bagarreur, rageur, ravageur.
Taillé dans le métal le plus dur,
Dans le cristal le plus pur,
Identique à ses vaisseaux,
Légendes de batailles.
Pour résumer un mec,
Qui aime plomber.
C'est sur comme ça il fait bête et méchant,
Mais foi d'animal, intêrets de Mip, d'edlm et de nanite.
Sorti de la guerre des étoiles,
C'est un parfait chéri pour elle,
Qui l'aide tapie dans l'ombre.
Pour faire court un monstre de guerre,
(Parfois de bière.)
Un chéri accompli.
Et comme pour clamer sa puissance,
Monsieur a sa petite fierté,
Il aime démontrer,
Par A+ B,
Einstein galactique,
Par un raid,
Qu'il reste au niveau. Un des meilleurs.
Tel ne fut pas le désarroi de Syhlx,
Un membre des alpha,
Lorsqu'il vit foncer,
Cette torpille, ce missile.
(N'y voyez rien de sexuel)
L'alpha fût détruit et Ela encore gagna.
En gros, il va encore se la péter,
Et dans un ultime sourire dentifrice ( Yeah! Baby! ) clamer:

FORCE-SAGESSE-COURAGE

(à prendre au second degré)
Par Marine.D
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus