A
tous et à tous (remarquez la disposition…),
à la question du portrait chinois sur la catastrophe naturelle, j’aurais dû
vous répondre… « le temps qui passe » ! Je suis en effet bien en en retard pour vous vous faire ce petit signe. Ce n’est pas faute d’avoir pensé à vous, mais la vie
quotidienne est une dévoreuse forcenée.
J’ai vraiment été très touchée par notre rencontre, votre gentillesse ; impressionnée par vos travaux d’écriture, admirative pour
votre curiosité d’esprit. J’espère modestement avoir pu être à la hauteur, « votre » hauteur. Vous m’avez aussi bien mise sur le grill…
surprise, fait découvert bien des aspects de mes textes, et c’est très précieux. Vous m’aidez aussi. Un regard extérieur est toujours important. Savez-vous, par exemple, que je suis en train
d’écrire de nouveaux poèmes en me disant : « tiens, celui-ci, si je le dilatais un peu… ».
Votre blog est passionnant. Outre les visites à « mes collègues de plume », je vous ai suivis avec enthousiasme dans votre
manif. Je crois que la poésie, que vous servez si bien, saura vous le rendre, dans des moments imprévus, intimement, dans la vie.
Restons en contact, si vous le voulez bien. Merci encore.
Et… sans mélanger les genres, bon courage et bonne chance pour le mois de juin qui se profile !
Patricia.
Par Première L1
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FABLE PEDAGOGIQUE
Au cours de la rencontre
entre Patricia Castex-Menier et les Premières L1 de l'Iroise
s'est produit un événement étonnant :
la poétesse a découvert les textes écrits sur le blog
voix-iroise
à partir de son recueil par les lycéens de Brest...
D'abord lors d'une séance de lecture à voix haute :
en présence de l'auteur qui l'avait inspiré,
chaque élève a dit un texte
qu'il avait composé au cours de l'année
Par exemple, ces quelques contractions ou cadavres exquis :
« L’amour serein était une forme
bleue » (Agathe P)
« La hargne du soleil, par rencontres légères, a séché dans le vent »
(Emmanuelle)
« L’inaudible violon prolonge avec excès la syllabe insuffisante du mot amour »
(Tiphaine)
« La nuit court où se faufilent la caresse et l’étincelle »
(Yann)
« La beauté du monde tombe comme le chagrin au réveil »
(Lola)
« Chaque jour mes morts enferment le goût éteint de l’amour »
(Morgane)
« Ceux qui croyaient aux horizons trébuchent comme des violons de fortune »
(Marion)
"Les visages ensevelis entendaient le craquement. Inconcevable."
(Etienne)
« La terre indifférente éloigne l’ombre décharnée de notre cœur »
(Marianne)
et bien d'autres encore
Au cours de la rencontre, Patricia Castex-Menier a pu aussi parcourir
les différentes pages du blog voix-iroise
qui sont consacrées à son recueil :
les observations et interprétations proposées...
(A propos d'un article d'Anthéa : "Les mots que vous avez choisis me font du bien")...
les fulgurations, associations, visions, dilatations, centons, imitations ...
depuis ce haïku de Perrine :
Jardins de novembre,
Promenades à refaire,
Blessure toujours présente.
jusqu'à ce pastiche d'Hoël :
La
luNe éClaire leUrs Yeux
vitReux
d’Un
pâlE et MorNe raYoN.
MOqUeuSe
dE leUr TrisTe silEnce
tRoUblé
paR leS doUlouReux soUpirs dE l’EnseVelie.
Patricia Castex-Menier a aussi pu apprécier
des poèmes librement composés par les élèves de la classe :
par Yohann, Marine D, Céline , Agathe
B, etc
Elle a pu exprimer à leur sujet ses impressions de lecture
et parfois proposer des conseils d'écriture...
Quelques propos
glanés au fil de ces échanges :
"J'aime l'écriture fragmentaire,
parce que j'ai peur d'en dire trop, peur d'être trop bavarde, peur de la fioriture..."
"Il faut se méfier des adjectifs qualificatifs..."
"Il ne faut pas avoir peur de la répétition !"
"La poésie c'est d'abord un texte,
c'est une écriture qui joue avec les sons, les sensations et les sentiments."
"Il faut être persuadé que l'écriture est d'abord un travail. Il ne suffit pas d'être dans un élan, dans de la ferveur ou de l'exaltation. C'est difficile, c'est
long, cela se fait à coups de ratures, de déplacements, de choix de mots et de mises en page..."
"Il ne faut pas avoir peur d'imiter d'autres poètes !
"Quelle chose par là nous peut être enseignée?"
(La Fontaine, Le lion et le moucheron)
Et si les écrivains n'étaient pas seulement ceux que l'on croit ?
Et si les lycéens n'étaient pas condamnés à commenter à perpétuité ?
Et si on inversait les rôles ?...
...
Par Hoel - Romain - MLB
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Le mardi 29 avril, à la Médiathèque Saint-Marc,
les Premières L1 de l'Iroise
ont rencontré Patricia Castex-Menier,
auteur du recueil
Ce que me dit l'ensevelie
LE PORTRAIT CHINOIS
PATRICIA CASTEX-MENIER, SI VOUS ETIEZ...
UNE PHRASE DE VOTRE RECUEIL ?
"De forme ronde"
Source-image
UNE CROYANCE ?
Impossible !
UNE COULEUR ?
Toutes les couleurs ! En choisir une, c'est être raciste...
UNE VALEUR ?
L'humanité.
UNE CAUSE DE DECES ?
L'ennui...
UN MATERIAU ?
Le sable.
UN SENTIMENT ?
L'enthousiasme.
UNE SYMPHONIE ?
La dernière...
UNE FLEUR ?
Une paquerette.
UN POETE ?
Baudelaire.
UN PAYSAGE ?
La mer : la rade de Brest...
UNE MUSIQUE ?
La première note d'attaque d'un morceau au piano.
UNE EPITAPHE ?
Je ne sais pas.
UN MOT ?
Le l' = le L apostrophe...
UNE CATASTROPHE NATURELLE ?
C'est déjà fait !
UN ASTRE ?
Une star...
UN LIEU ?
Un sentier, un chemin creux.
UN ROMAN ?
Je n'en aurais jamais fini.
UN AUTRE LIVRE ?
L'annuaire de téléphone, c'est reposant.
UN INSTRUMENT DE TORTURE ?
J'écrirais !
UNE PEINTURE ?
Une peinture abstraite, avec beaucoup de couleur.
A SUIVRE...
Par Hoel - Romain
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Un sourire enfoui cache la lueur de l'anonyme.
Par Agathe P
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S'il ne fallait retenir qu'une seule phrase du recueil, ce
serait...
" Les mots de
l'ordinaire enferment ceux qui nous manquent "
Par Agathe P
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