Douce brume glacée
Rivières tourmentées
Traversant les montagnes
Par Agathe B
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Là-haut
se taisent
les villages endormis
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Par Etienne
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J'associe ce recueil à un extrait L'exil et le royaume d'Albert Camus
*
"Dans les épaisseurs de la nuit sèche et froide,des miliers d'étoiles se formaient sans trêve et leurs glaçons étincelants, aussitôt détachés, commençaient de glisser insensiblement vers
l'horizon.Janine ne pouvait s'arracher à la contemplation de ces feux en dérive.Elle tournait avec eux, et le même cheminement imobile la réunissait peu à peu à son être le plus profond, où le
froid et le désir maintenant se combattaient."
Cet extrait contient beaucoup de termes que j'aurais pu mettre dans la catégorie évocation:"sèche" "horizon" "immobile" "glaçon étincelant"
et je trouve que cet extrait , si ce n'était pas précisé au début, aurait pu parler de la neige plus que du ciel la nuit.
Par Tifenn
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Les résidences aux volets clos
Ignorent
La montée des
eaux
---> Pierre Tanguy fait
peut-être allusion ici à l'absence
de prise de conscience, concernant le réchauffement climatique...
Par Marianne
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On trouve dans ce superbe haïku de Pierre
Tanguy
la subtile opposition
entre le champ lexical de la terre et celui de la mer,
qui fait penser au poème Marine de Rimbaud.
Moutons suspendus
Dans ces grandes vagues vertes
Vertige de la haute mer
Les chars
d'argent et de cuivre, -
Les proues d'acier et d'argent -
Battent l'écume, -
Soulèvent les souches des ronces
-
Les courants de la lande,
Et les ornières immenses du reflux,
Filent circulairement vers l'est,
Vers les piliers de la forêt, -
Vers les fûts de la jetée,
Dont l'angle est heurté par des
tourbillons de lumière.
photos personnelles
(pour illustrer Pierre Tanguy,
il faut resortir les photos
des vacances...)
Par Marianne
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Flocon au bout du doigt
Un monde à découvrir
Au sein des cristaux
J'ai choisi d'associer ce bel haïku de
Pierre Tanguy à une citation de Jean-Pierre Siméon lorsque nous l'avons rencontré :
"chaque chose la
plus banale
a sa part de mystère à
découvrir".
Il a ajouté qu'il fallait savoir rester étonné de
tout, en citant André du Bouchet :
"la poésie n'est qu'une certaine forme
d'étonnement"
Jean-Pierre Siméon a ensuite pris l'exemple des
enfants qui savent justement voir en une chose aussi banale qu'un caillou, quelque chose d'extraordinaire qui les poussent à le mettre dans leur poche.
On retrouve d'ailleurs cet étonnement et cette curiosité enfantine représentée dans d'autres haïkus du recueil de Pierre Tanguy
:
Ils découvrent un univers
Tous ces enfants
Au sein d'une fourmilière
A quatre pattes dans le torrent
Comme des gosses
Cherchant un trésor
photos personnelles
Par Marianne
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